Une étude récente de l’Office européen des brevets (OEB) souligne une stagnation des femmes scientifiques qui se lancent dans la création d’entreprises. Bien que leur présence dans les domaines scientifiques, technologiques et mathématiques soit en hausse, seulement 13,8 % des professionnelles dans ces secteurs, entre 2018 et 2022, ont fondé une start-up déposant des brevets. En France, ce chiffre est légèrement meilleur, atteignant 16,7 %, contre 16,4 % entre 2013 et 2017.
Claude Grison, directrice de recherches au CNRS et à l’université de Montpellier, constate un déséquilibre : Dans mon laboratoire de recherche sur la transition écologique à Montpellier, j’ai 70 % de femmes sur 20 personnes.
Cependant, elle note que peu de ces femmes passent à l’étape de la création d’une start-up. Son propre projet de chimie durable, qui utilise la biologie pour innover, pourrait faire figure d'exception, mais nécessite des soutiens pour inspirer d'autres.
Des voix, comme celle de l’experte Marie-Aude Gagnon, soulignent l'importance de ces initiatives. Il est crucial de créer un écosystème favorisé pour les femmes dans la recherche afin de les encourager à entreprendre, car chaque succès inspirera d'autres à suivre cette voie.
Dans cette dynamique, des institutions commencent à mettre en place des programmes d’entraide visant à renforcer la visibilité des femmes entrepreneures. Parallèlement, des initiatives comme l’association Women Innovators gagnent en popularité, visant à encourager et à soutenir celles qui souhaitent se lancer dans l'entrepreneuriat.
En conclusion, même si des progrès sont réalisés, il reste encore un long chemin à parcourir pour atteindre une parité véritable dans le domaine de l'innovation et des brevets. Les experts s'accordent à dire que l'engagement des institutions, des universités et des entreprises est essentiel pour encourager les femmes à briser le plafond de verre.







