Coup de théâtre à Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir) : Olivier Dubois, radié par la commission de contrôle pour défaut de domiciliation, cède sa place à Christelle Courtin au sein de l'« Union pour Nogent », à seulement quelques heures du dépôt des candidatures.
Cette campagne municipale s'annonce pour le moins turbulente dans cette commune, traditionnellement calme de l'ouest de l’Eure-et-Loir. Ces dernières semaines, les tensions entre les listes candidates se sont intensifiées, alimentées par des échanges virulents sur les réseaux sociaux.
Tout débute lorsque une sympathisante du RN dénonce la présence d'une dynastie à la mairie, pointant du doigt la longévité de la famille Huwart, aux manettes depuis 60 ans. Harold Huwart, député (LIOT) et tête de liste divers gauche « Rassembler Nogent », décide même de porter plainte à ce sujet.
Dans la foulée, il remet en cause l’éligibilité d’Olivier Dubois, affirmant qu'il ne remplit pas les conditions de domiciliation dans la commune. Le 25 février, le tribunal judiciaire de Chartres confirme la radiation de Dubois, initialement décidée le 4 février.
Nouveau tournant: le lendemain, alors que la date limite pour la soumission des listes approchait, Christelle Courtin est désignée pour prendre les rênes de la liste. Cette enseignante de 54 ans, passionnée par le patrimoine et l'histoire, avoue ne pas avoir prévu un tel rebondissement : « Je ne suis pas une politicienne », affirme-t-elle, bien qu'elle soit une sympathisante du Rassemblement national.
Pourtant, le climat ne semble pas s’apaiser avec Harold Huwart, qui critique la nomination sur Facebook en évoquant une « honte » et un « dégoût ». Ses attaques portent même sur la situation professionnelle du mari de Courtin, causant à cette dernière une vive réprobation : « Cela ressemble à une attaque personnelle, il s'agit de mon mari », déplore-t-elle.
Des avis partagés dans la ville: Ce dimanche 1er mars, le soleil illumine les rues de Nogent-le-Rotrou, mais les échanges autour des municipales sont tout sauf sereins. Les terrasses des cafés sont pleines et les discussions vont bon train. Certains, comme David, 59 ans, voient d'un bon œil l'arrivée du RN : « C'est essentiel pour la démocratie de les voir s'exprimer. » D'autres, comme Caroline, se montrent plus réservés : « J'ai du mal à croire aux promesses politiques. »
Malgré le beau temps, la lutte électorale s'intensifie. Les Nogentais auront l'opportunité de voter pour trois listes : celle d'Harold Huwart (divers gauche), celle de Christelle Courtin (divers droite) et celle de Dorian Marchand (sans étiquette).







