Ce dimanche 8 mars, à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, des milliers de personnes se sont mobilisées à travers la France, affirmant haut et fort des revendications essentielles. Pas moins de 200.000 manifestants, selon les organisateurs, ont défilé, condamnant les violences faites aux femmes et la montée du conservatisme, comme le rapporte France Info.
Parmi les figures emblématiques présentes, Gisèle Pelicot, rescapée de violences sexuelles, et sa fille, Caroline Darian, ont rejoint le cortège parisien au départ de Stalingrad. "On ne lâchera rien!", a lancé Gisèle, ressentie comme une source d’espoir par Caroline qui a déclaré : "C'est un honneur d'être ici avec ma maman, un message pour toutes les victimes de France".
Au-delà de Paris, la mobilisation a été tout aussi significative. La CGT a évalué à 130.000 le nombre de participants dans la capitale, tandis que les forces de l’ordre parlaient de 32.000. À Lyon, 9.600 manifestants ont été comptabilisés, un chiffre qui grimpe à 14.000 selon les organisateurs. D'autres villes, dont Toulouse et Marseille, ont également vu des manifestations importantes, reportées par Le Monde.
Solidarité envers les femmes victimes de guerre
Le cortège parisien, paré de violet, a été un lieu d'expression autour de pancartes marquantes dénonçant les violences de genre. Alice, une participante de 39 ans, a voulu montrer à ses enfants l'importance de s'exprimer, indiquant que "nous sommes chanceuses en France, mais cela n'est pas le cas partout". Grève féministe, le collectif organisateur, avait prévu environ 150 rassemblements sur tout le territoire.
À Lille, Jeanne Delplanque, 20 ans et elle-même victime de violences conjugales, a souligné l'importance de porter la voix de celles qui n'ont pas eu le courage de parler. D'autres manifestants, comme ceux de Toulouse, ont brandi des slogans percutants, affirmant un soutien international aux femmes touchées par les conflits armés, comme l'a rapporté France 24.
Un féminisme en alerte face à l'extrême droite
Les manifestations ont également mis en exergue les inquiétudes des participants face à une montée de l'extrême droite, alors que Sarah Durocher, du Planning familial, a alerté sur les difficultés croissantes d'accès à l'avortement en France. À Lyon, la présence massive des forces de l’ordre lors de la marche a suscité des résistances et des appels à une vigilance accrue concernant les droits des femmes.
Dans tous les cortèges, l'émancipation économique des femmes est restée au cœur des exigences, dénonçant des inégalités salariales persistantes. Le message est clair : pour une égalité réelle, la lutte continue.







