Les Gardiens de la révolution ont prêté allégeance à Mojtaba Khamenei, désigné nouveau Guide suprême de l'Iran à l'âge de 56 ans, une décision qui marque une étape essentielle dans l'histoire du pays. Dérivant de l'ombre de son père, Ali Khamenei, dont la mort a été causée par des frappes américano-israéliennes, Mojtaba devient la figure symbolique d’un régime confronté à des défis tant internes qu'externes.
Ce religieux influent, réputé pour ses liens étroits avec les conservateurs, a été élu par l’Assemblée des experts, un corps composé de clercs mobilisés pour choisir le successeur. Ce choix est particulièrement marquant dans un pays où le pouvoir ne s'est traditionnellement pas transmis de père à fils, encore moins dans un contexte de révolte populaire contre l'autoritarisme.
« Mojtaba Khamenei a été nommé par un vote significatif des membres de l'Assemblée des experts », a rapporté l'instance dans un communiqué diffusé par les médias iraniens. Cette déclaration a été suivie d'une invocazione d’unité parmi la population du pays, en écho à des expressions de jubilation à travers les rues de Téhéran, marquées par des drapeaux flottants et les lumières des téléphones portables.
Peu après cette annonce, les Gardiens de la Révolution ont déclaré leur allégeance, affirmant leur « soutien indéfectible » à Mojtaba Khamenei. Une telle position n'est pas anodine dans le contexte de tensions croissantes avec des nations telles qu'Israël et les États-Unis. En effet, l'armée israelienne a déjà désigné le nouveau Guide comme une cible potentielle pour ses opérations.
Menacé par Israël et les États-Unis
Depuis l'absence de son père en avril, le nom de Mojtaba circulait comme un potentiel successeur. Ali Khamenei, avant sa mort, avait écarté ce scénario, soulignant que la Révolution islamique de 1979 avait mis fin à plusieurs siècles de monarchie héréditaire. Ce nouveau chapitre soulève des inquiétudes, et cet environnement hostile a déjà été amplifié par les déclarations de leaders comme Donald Trump, qui a averti que Mojtaba aurait une existence précaire sans son accord.
Le ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, a insisté sur le fait que la désignation du successeur revenait au « peuple iranien » et « à personne d'autre ». Pendant ce temps, l'Iran se prépare à affronter ce qu'il qualifie de « guerre prolongée », défiant les appels des États-Unis à une capitulation rapide.
Les infrastructures pétrolières iraniennes en ligne de mire
Dimanche, des explosions ont résonné à Téhéran alors que l'armée israélienne a frappé plusieurs infrastructures, intensifiant le sentiment de crise au sein de la population. Des résidents ont rapporté que l'air était devenu irrespirable, une métaphore saisissante de l'état actuel du pays plongé dans le chaos.
Le mois dernier, plus de 1 200 personnes auraient été tuées, un chiffre difficile à vérifier mais révélateur de la violence persistante dans cette région.
Des frappes régionales intensifiées
Au Liban, des attaques israéliennes ont également touché le Hezbollah, tandis que les tensions montent avec les États-Unis, qui ont annoncé des pertes militaires dues aux frappes iraniennes dans le Golfe. La situation délicate dans cette région, stratégiquement importante pour le transit des ressources énergétiques, demeure préoccupante.
Les récentes frappes sur des infrastructures critiques et la nécessité de rationner l'essence à Téhéran soulignent l'urgence des défis auxquels Mojtaba Khamenei devra faire face en tant que nouveau Guide suprême.
Alors que les conséquences de cette guerre sont ressenties au-delà des frontières, la communauté internationale observe attentivement les développements en cours, en espérant une résolution pacifique.







