Les bombardements israéliens ont fait 394 victimes, dont 83 enfants, en une semaine, selon les données officielles libanaises. Des opérations militaires se poursuivent ce dimanche soir dans l'est du pays.
Le Liban pâtit des conséquences du conflit opposant Israël et ses alliés américains à l'Iran. À Beyrouth, dans le sud proche d'Israël et à l'est, bastion du Hezbollah, les frappes israéliennes ne cessent d'intensifier.
Ce dimanche soir, des combats acharnés se déroulent près de la frontière syrienne, où les forces israéliennes auraient atterri à bord d'hélicoptères, comme l'a rapporté l'agence nationale libanaise Ani. Selon ces informations, les affrontements se concentrent autour du village de Nabi Chit, déjà ciblé la nuit dernière par des commandos israéliens, qui cherchaient à récupérer le corps d'un aviateur israélien disparu en 1986.
Des sources proches du Hezbollah indiquent que le mouvement chiite aurait réussi à abattre un hélicoptère israélien dans cette région. Dans un communiqué, le Hezbollah a précisé que « près de 15 hélicoptères » israéliens avaient pénétré l'espace aérien peu après minuit.
L'organisation a déclaré que ses combattants avaient engagé le combat avec les forces israéliennes, utilisant des armements adaptés, ajoutant que les affrontements continuaient au moment de la déclaration.
Vaste campagne de frappes
Le Hezbollah a entraîné le Liban dans ce conflit régional suite à une attaque revendiquée le 2 mars pour venger la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, tué dans les débuts d'une offensive américano-israélienne contre l'Iran.
Depuis cet incident, Israël a intensifié sa campagne de frappes, visant notamment la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, et d'autres régions du pays. Au moins 11 victimes ont été enregistrées dans un village lors des frappes de ce dimanche.
Le ministre de la Santé, Rakan Nassereddine, a communiqué que le bilan s'est étoffé à 394 décès, dont 83 enfants, en seulement une semaine. Une première opération commando israélienne dans le village de Nabi Chit, qui a eu lieu vendredi, a causé la mort de 41 individus et de sévères destructions.
Un hôtel touché à Beyrouth
L'armée israélienne a indiqué que son action militaire visait à retrouver le corps du pilote Ron Arad, capturé par des milices chiites en 1986 après qu'il eut échappé à son avion abattu lors d'une mission contre l’OLP.
Le sort d'Arad, longtemps considéré comme décédé, demeure une préoccupation majeure pour Israël, qui voit le rapatriement des soldats disparus comme un devoir sacré.
Au cours de la nuit du samedi au dimanche, Israël a également frappé un hôtel dans le secteur de Raouché à Beyrouth, faisant quatre morts et dix blessés. L'armée israélienne a affirmé avoir éliminé lors de cette opération cinq membres des Gardiens de la Révolution iranienne, dont trois commandants de la force Qods, dédiée aux opérations extérieures.
Un porte-parole militaire israélien a annoncé que les forces israéliennes avaient ciblé environ 600 positions du Hezbollah, réussissant à éliminer près de 200 militants en l'espace d'une semaine.







