Les autorités iraniennes rapportent qu'une explosion tragique à Minab, dans le sud de l'Iran, a eu lieu lors du premier jour de la guerre, entraînant plus de 150 pertes humaines. Des statistiques publiées par l'Unicef évoquent le décès de 168 écoliers, en grande partie des filles âgées de 7 à 12 ans.
Donald Trump a révélé lundi que les investigations étaient « en cours » concernant cette frappe sur une école. Bien que le président américain ait d'abord blâmé l'Iran pour ce bombardement, des reportages, notamment ceux du New York Times, suggèrent que le tir serait en réalité le résultat d'un missile Tomahawk américain.
Lors d'une conférence de presse, interrogé sur l'implication potentielle d'un missile de fabrication américaine dans cette tragédie, Trump a demandé plus de temps pour se renseigner. Il ajoutait que « le Tomahawk est l'une des armes les plus redoutables disponibles, utilisée mondialement, y compris par l'Iran qui aspire à en acquérir davantage ».
Trump « s’accommodera » du résultat du rapport
Face à des questions pressantes sur l'affaire, Trump a indiqué qu'il n'avait pas encore pris connaissance de toutes les informations disponibles, mais a ajouté : « Quel que soit le résultat du rapport, je l'accepterai ».
Une vidéo divulguée par l'agence semi-officielle Mehr et validée par le New York Times montre un missile Tomahawk s'abattant sur une base navale proche de l'école à Minab. Ce qui renforce les allégations selon lesquelles seul l'armée américaine possède ce type de missile dans le conflit actuel.
Le New York Times a parallèlement souligné dans son enquête que la frappe sur l'école pourrait être le fruit d'une opération militaire ciblant une base navale des Gardiens de la Révolution, découverte proche de la tragédie. Ni les États-Unis ni Israël n'ont pris la responsabilité de cet incident, et Trump a précisé que la responsabilité appartenait à l'Iran en dépit des preuves contradictoires.
Les annonces des autorités iraniennes sur l'explosion à Minab restent à ce jour non corroborées par des sources indépendantes, laissant planer une ombre sur les circonstances exactes de cette tragédie humanitaire.







