L'Iran a accusé les États-Unis et Israël d'être responsables d'un bombardement tragique sur une école. Donald Trump a d'abord tenté de rejeter la faute sur Téhéran, avant de modifier quelque peu sa position, tandis qu'Israël a démenti toute implication.
Selon les autorités iraniennes, cette explosion s'est produite à Minab, dans le sud du pays, le 28 février, jour d'ouverture d'un conflit, causant la mort de plus de 150 personnes. Ce bilan n'a pas pu être vérifié de manière indépendante par l'AFP, qui a rencontré des difficultés d'accès au site, les autorités iraniennes exigeant une autorisation pour les médias étrangers souhaitant rapporter en dehors de Téhéran.
Les premières images diffusées montrent une scène dévastée : un bâtiment éventré, couvert de fresques représentant des enfants. L'AFP a pu localiser cette vidéo, confirmant qu'elle correspond à un site à Minab. Proche de deux installations contrôlées par le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC), la clinique Shahid Absalan et le complexe culturel Seyed al-Shohada sont situés à seulement quelques centaines de mètres du lieu de la frappe.
Minab, ville stratégique non loin du détroit d'Ormuz, a été le théâtre de ce drame. Les médias iraniens, ainsi que la télévision d'État, indiquent que l'établissement touché était une école élémentaire de filles, nommée Shajare Tayyebeh.
L'Iran affirme que la frappe a causé la mort de plus de 150 personnes, dont de nombreux enfants. Le président Massoud Pezeshkian a qualifié ce bombardement d'attaque israélo-américaine. Les funérailles des victimes ont eu lieu le 3 mars, avec des images profondes de la douleur collective à la télévision, illustrant des cercueils décorés de drapeaux iraniens et des photographies d'enfants décédés.
En ce qui concerne les accusations de Donald Trump, le président américain a déclaré qu'il ne pensait pas que son pays soit responsable, pointant plutôt vers l'Iran. Cependant, la situation a pris une tournure compliquée lorsque le New York Times a révélé des images authentifiées d'une frappe de missile de croisière Tomahawk américain ayant atteint une base navale près de l'école le 28 février. En réponse, le Pentagone a annoncé l'ouverture d'une enquête pour déterminer les circonstances entourant cette tragédie.
Les premières conclusions semblent indiquer qu'il s'agissait d'une "erreur de ciblage" des forces américaines engagées dans des frappes contre des installations iraniennes. Selon le New York Times, des informations dépassées auraient conduit à la tragédie.
Face à ces accusations, Israël a affirmé ne pas être au courant de futures frappes. Le 1er mars, l'armée israélienne a renchéri en disant n'avoir eu aucune connaissance d'une action militaire ayant touché une école.
À l'international, les réactions continuent d'affluer. Volker Türk, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, a exprimé l'espoir que l'enquête américaine soit menée rapidement et dans la transparence. La défense des droits humains, représentée par l'organisation norvégienne Hengaw, a annoncé qu'elle allait investiguer sur l'identité des victimes, précisant que 170 élèves auraient pu être présents lors de l'incident.







