L'ambassadeur des États-Unis en Afrique du Sud sous le feu des critiques

Des propos jugés non diplomatiques créent des tensions entre Washington et Pretoria.
L'ambassadeur des États-Unis en Afrique du Sud sous le feu des critiques
L’ambassadeur américain en Afrique du Sud, Brent Bozell, lors d’une audience au Sénat, à Washington, le 23 octobre 2025. ROD LAMKEY / AP

Le ministre sud-africain des Affaires étrangères, Ronald Lamola, a récemment convoqué Brent Bozell, le nouvel ambassadeur américain, pour discuter de remarques jugées « non diplomatiques ». Cette rencontre a eu lieu moins d'un mois après sa prise de fonction à Pretoria.

Bozell, lors de sa première intervention publique, a exprimé son indignation face aux paroles jugées « haineuses » du chant Kill the Boer, Kill the Farmer, un héritage de la lutte contre l'apartheid. Ce chant suscite des débats en Afrique du Sud, où la justice a précédemment statué qu'il ne relevait pas du discours de haine, mais était plutôt un symbole de la lutte pour la liberté contre le régime ségrégationniste.

« Je n'ai que faire de ce que vos tribunaux disent »

Lors d'une rencontre avec des responsables économiques, Bozell a affirmé : « Je suis désolé, mais je n'ai que faire de ce que vos tribunaux disent, c'est un discours de haine ». Le lendemain, il a semblé adoucir ses propos, mentionnant sur X que, bien que son opinion personnelle reste que le chant constitue un discours de haine, « le gouvernement des États-Unis respecte l'indépendance et les conclusions de l’appareil judiciaire sud-africain ».

Ce n'est pas la première fois que les relations entre les États-Unis et l'Afrique du Sud traversent des turbulences. Lors d'une réunion avec le président Cyril Ramaphosa en mai 2025, Donald Trump avait partagé une vidéo mettant en avant le chant à travers l'opposition politique sud-africaine. Ramaphosa avait alors répliqué que l'individu représentant cette position était un adversaire politique et non un porte-parole du gouvernement.

De plus, Bozell a critiqué un programme économique sud-africain destiné à corriger les injustices héritées de l'apartheid, déclarant que ces initiatives auraient contribué à une « stagnation » économique. Ronald Lamola a réagi, clarifiant que ces programmes sont essentiels pour remédier aux déséquilibres structurels de l'histoire sud-africaine. « C'est un imperatif constitutionnel que le gouvernement sud-africain ne pourra et ne voudra jamais abandonner, » a-t-il déclaré.

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