Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Fatih Birol, a affirmé que l'agence pourrait déployer davantage de ses réserves stratégiques si la situation l'exigeait. Lors d'une allocution le 16 mars, il a détaillé que suite à la libération de 400 millions de barils de pétrole, l'AIE maintient encore plus de 1,4 milliard de barils à sa disposition pour une intervention future.
Birol a noté que cette décision a déjà eu un effet positif sur les marchés, observant que les prix du pétrole ont considérablement baissé. Toutefois, il souligne que bien que cette initiative constitue un amortisseur temporaire, elle ne représente pas une solution à long terme.
Appels à la réouverture du détroit d'Ormuz
Il a insisté sur la nécessité de rétablir les flux constants de pétrole et de gaz en rouvrant le détroit d'Ormuz, un point stratégique qui transite normalement 20% des besoins mondiaux en pétrole. "La reprise du transit par le détroit d'Ormuz est une condition indispensable pour assurer une stabilité durable," a-t-il déclaré.
Par ailleurs, des pays comme l'Inde, la Colombie, Singapour, la Thaïlande et le Vietnam ont exprimé leur volonté de soutenir l'initiative de l'AIE. Ce déblocage, le plus significatif de l’histoire de l’institution, a été décidé par les 32 pays membres de l'AIE afin de calmer les marchés face à la flambée des prix du baril, qui a dépassé les 100 dollars suite à la crise au Moyen-Orient, comme l'a rapporté le rapport de la semaine dernière.







