Le président chilien, José Antonio Kast, a annoncé le démarrage de la construction de "barrières physiques" à la frontière avec le Pérou, une promesse de campagne visant à limiter l'immigration illégale provenant du Pérou et de la Bolivie. Cette initiative a été rapportée par l'AFP.
"Nous entamons aujourd'hui le processus pour freiner la migration irrégulière", a déclaré M. Kast lors d'une conférence de presse, se tenant devant une excavatrice qui creusait une tranchée près du poste frontalier de Chacalluta, à Arica.
Le dirigeant d'extrême droite, seulement cinq jours après son entrée en fonction, a visité cette localité située à environ 2.000 km au nord de Santiago. Le gouvernement a fixé un délai de 90 jours pour l'achèvement des infrastructures, bien que les spécificités de ces barrières ne soient pas encore clairement définies.
Selon les détails de son plan de "bouclier frontalier", M. Kast prévoit des tranchées d'une profondeur de trois mètres. Des constructions similaires sont également envisagées dans la région de Tarapaca, autour de Colchane, qui est un point névralgique pour l'entrée de migrants, notamment en provenance du Venezuela.
Le ministre de l'Intérieur, Claudio Alvarado, a précisé que ces dispositifs de sécurité devraient couvrir environ 500 km de la frontière. En plus des barrières physiques, le plan inclut le renforcement de la présence militaire aux frontières.
José Antonio Kast, le président le plus à droite depuis la période de la dictature militaire d'Augusto Pinochet, a pris ses fonctions en promettant d'adopter une approche stricte face à la criminalité et à l'immigration illégale. Il a exprimé sa volonté d'agir efficacement pour lutter contre l'augmentation des meurtres, des enlèvements et de l'extorsion, qu'il associe partiellement à l'immigration non régulée.
Aujourd'hui, environ 337.000 migrants se trouvent dans une situation irrégulière au Chili, selon les estimations officielles. Bien que la violence ait connu une montée en flèche au cours des dix dernières années, le Chili demeure l'un des pays les plus sûrs d'Amérique latine, avec un taux d'homicides de 5,4 pour 100.000 habitants estimé en 2025.







