Le gouvernement de Luiz Inácio Lula da Silva a récemment dévoilé un projet national innovant pour lutter contre le changement climatique. Ce nouveau plan, présenté le 16 mars, définit la protection des forêts, en particulier de l'Amazonie, comme la principale stratégie pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il représente la première révision de ce programme depuis 2008, marquant un tournant significatif dans l’engagement du pays envers la durabilité.
Le Brésil s'est fixé des objectifs ambitieux pour 2035, espérant diminuer ses émissions de 67 % par rapport aux niveaux de 2005. D'après les données de l'Institut brésilien de géographie et de statistique, environ 40 % des émissions actuelles de gaz à effet de serre sont attribuées à la déforestation, souvent illégale, qui se produit notamment pour l'expansion des terres agricoles.
Des progrès sur la déforestation de l’Amazonie
Lula a pris un engagement fort : il veut atteindre la déforestation nette zéro d'ici 2030. Comme le souligne un rapport de l'Agence France-Presse, cet objectif « consacre » le secteur forestier comme le principal levier pour réduire les émissions d'ici 2035.
Avec plus de 60 % de son territoire couvert par des forêts, le Brésil joue un rôle vital dans la lutte contre le changement climatique, surtout en ce qui concerne l'Amazonie, qui agit comme un immense puits de carbone. La feuille de route adoptée témoigne d'un engagement renforcé vers une économie durable, comme l'a noté le ministère de l’Environnement dans un communiqué.
Des résultats positifs commencent déjà à se voir : la déforestation en Amazonie a baissé de 35 % entre août 2025 et janvier 2026, avec seulement 1 324 km² de surface forestière déboisée, selon l'Institut national de recherches spatiales (INPE). Ces premiers succès renforcent l'espoir d'une transition rapide vers un modèle de développement plus respectueux de l'environnement.







