La bataille au Moyen-Orient entre dans son deuxième mois sans aucune lueur d'espoir. Israël et l'Iran continuent de s'attaquer, tandis que les États-Unis affichent une confiance quant à la réalisation de leurs objectifs militaires d'ici deux semaines.
Un correspondant de l'AFP à Téhéran a enregistré plusieurs explosions puissantes samedi matin, observant des colonnes de fumée noires émanant de l'est de la ville. L'armée israélienne a ensuite annoncé mener des frappes sur des cibles au sein de la capitale iranienne.
En Israël, les tensions persistent : un bilan fait état d'une victime et de deux blessés à Tel-Aviv suite à des tirs de missiles en provenance d'Iran.
Miki David, responsable du commandement intérieur de l'armée israélienne, a déclaré sur les réseaux sociaux qu'une bombe à sous-munitions avait occasionné "des destructions considérables" dans un immeuble résidentiel. Il a décrit comment ce type d'armement, interdit par une convention de 2008, cause des ravages en libérant de multiples charges explosives sur une zone étendue.
Le conflit, qui a pris une tournure tragique depuis le 28 février suite à des frappes américano-israéliennes sur l'Iran, a entraîné des conséquences désastreuses pour les civils et perturbé le marché pétrolier global. Les fluctuations des prix de l'énergie conduisent de nombreux pays à mettre en œuvre des mesures d'urgence pour contrer cette crise.
Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a exprimé sa conviction d'atteindre les buts de guerre dans les deux prochaines semaines. "Lorsque nous aurons terminé, l'Iran sera affaibli comme jamais auparavant", a-t-il déclaré suite à une réunion du G7 près de Paris.
Rubio a suggéré que les États-Unis pourraient réaliser leurs objectifs sans déploiement complémentaire de troupes au sol, malgré des rapports évoquant l'envoi potentiel de 10.000 soldats supplémentaires dans la région, d'après le Wall Street Journal.
Esmael Saghab Esfahani, vice-président iranien, a réagi à ces menaces en affirmant que toute incursion terrestre aurait pour effet d'augmenter les prix du pétrole.
L'émissaire américain, Steve Witkoff, a transmis son souhait de tenir des pourparlers avec l'Iran cette semaine, malgré la réticence de Téhéran à négocier avec Washington.
Par ailleurs, au moins dix soldats américains ont été blessés lors d'une attaque contre la base aérienne Prince Sultan en Arabie Saoudite en raison d'une offensive iranienne. Les Émirats Arabes Unis font également face à des attaques de missiles iraniens.
Alors que les Gardiens de la Révolution iraniens contrecarrent les tentatives de transit dans le détroit d'Ormuz, un couloir crucial pour le commerce des hydrocarbures, la population civile continue de subir les conséquences de cette violence.
Ensieh, une dentiste de Téhéran, témoigne de son désespoir croissant : "Nous sommes piégés entre des puissances folles". Cette situation tragique trouve un écho au Liban, où le Hezbollah intensifie ses attaques contre Israël.
Le climat instable du conflit a engendré un bilan tragique : au moins 1.142 morts et plus d'un million de déplacés au Liban, accentuant ainsi le besoin urgent d'une résolution pacifique.







