Les rebelles Houthis, soutenus par l'Iran, ont lancé une attaque contre Israël, intensifiant ainsi le conflit meurtrier qui secoue le Moyen-Orient depuis un mois.
Les répercussions de cette escalade sont énormes : les populations civiles souffrent et le marché mondial du pétrole et du gaz est sérieusement perturbé.
Cette guerre, qui a débuté le 28 février avec des frappes américaines et israéliennes sur l'Iran, ne montre aucun signe d'apaisement.
Les Houthis ont révélé qu'ils avaient ciblé des "sites militaires sensibles" en Israël à l'aide de missiles balistiques, une action confirmée par l'armée israélienne qui a activé son système de défense après avoir détecté le tir depuis le Yémen.
Parallèlement, Israël intensifie ses frappes contre l'Iran, avec des explosions entendues à Téhéran, rapportées par un journaliste de l'AFP.
La centrale nucléaire de Bouchehr a été frappée pour la troisième fois en dix jours, selon des sources de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
- Choc énergétique majeur -
La question persiste : combien de temps ce conflit va-t-il durer ? Marco Rubio, secrétaire d'État américain, a affirmé que les objectifs des États-Unis en Iran pourraient être atteints dans "les deux prochaines semaines", tout en précisant qu'aucun envoi de troupes au sol n'était prévu.
Cependant, de nombreux médias américains rapportent que Washington envisage d'augmenter ses effectifs de 10 000 soldats supplémentaires dans la région.
Le vice-président iranien, Esmael Saghab Esfahani, a averti : "Si des troupes foulent le sol iranien, le prix du pétrole atteindra un niveau record de 150 dollars".
L'Iran maintient par ailleurs le blocage du détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique pour le transit de 20% du pétrole mondial, ce qui provoque un choc énergétique sans précédent.
Les conséquences se font sentir à l'échelle mondiale : les gouvernements, de Tokyo à Berlin, adoptent des mesures d'urgence pour limiter la flambée des prix. Ainsi, au Sri Lanka, ces derniers ont ordonné l'extinction des éclairages publics la nuit, tandis qu'en Thaïlande, la climatisation des bâtiments publics est désormais limitée à 26°C.
L'entrée des Houthis dans la guerre pourrait encore perturber des routes maritimes, étant donné qu'ils contrôlent de vastes zones au Yémen et ont précédemment attaqué des navires en mer Rouge lors du conflit entre Israël et le Hamas.
- L'Iran frappe le Golfe -
Au-delà du détroit d'Ormuz, l'Iran intensifie également ses frappes. Un missile lancé depuis l'Iran a causé la mort d'une personne et blessé deux autres à Tel-Aviv, selon les services de secours. Des rapports indiquent aussi qu'au moins 12 soldats américains ont été blessés à la suite d'une attaque iranienne contre une base aérienne en Arabie saoudite.
"Aux pays de la région : si vous aspirez à la paix et à la prospérité, ne laissez pas nos ennemis mener la guerre depuis vos terres", a averti le président iranien, Massoud Pezeshkian, sur X.
- "Pris en étau" -
Un mois après le début des hostilités, les civils continuent de faire les frais de ce conflit. A Téhéran, les nuits sont troublées par des bombardements incessants.
Ensieh, une dentiste de 46 ans, exprime son désespoir : "Je perds un peu plus d'espoir chaque jour. Nous sommes pris en étau entre trois puissances en folie".
La situation s'est également détériorée au Liban, où le Hezbollah, soutenu par Téhéran, a commencé à lancer des roquettes sur Israël dès le 2 mars. Selon un bilan officiel, la guerre a causé 1 142 morts et plus d'un million de déplacés au Liban.







