"Pas de rois, pas d'ICE, pas de guerre" : une marée humaine, portée par des figures emblématiques telles que Bruce Springsteen et Robert De Niro, a envahi les rues de plusieurs villes américaines samedi pour dénoncer les politiques de Donald Trump, notamment en matière d'immigration et de relations internationales.
Des villes comme Minneapolis, Philadelphie et Boston ont vu une mobilisation impressionnante, avec des pancartes exprimant des messages pacifistes au lendemain d'un mois de violence au Moyen-Orient, et alors que les élections de mi-mandat approchent à grands pas.
Le mouvement No Kings a annoncé avoir rassemblé un nombre record de participants lors de cette troisième journée de mobilisation, affirmant qu'au moins huit millions de personnes avaient pris part à plus de 3 300 manifestations. Ce chiffre représente une augmentation significative par rapport à l'année précédente, un phénomène qui manifeste l'ampleur de la contestation depuis le retour de Trump au pouvoir.
Les autorités n'ont cependant pas fourni de chiffres officiels pour corroborer cette estimation. Marc McCaughey, ancien combattant de 36 ans, a confié à l'AFP : « Nous pensons que la Constitution est sous la menace. La situation actuelle est inacceptable, c’est pourquoi nous sommes ici pour défendre nos droits. »
À Washington, Robert Pavosevich, 67 ans, s'est exprimé à proximité de la Maison Blanche, déclarant que Trump “ne cesse de mentir”. Selon lui, la colère grandissante au sein de la population laisse présager un changement imminent.
Dans le Michigan, un manifestant a exhibé une pancarte au message clair : "Pas de rois, pas d'ICE, pas de guerre". À New York, des dizaines de milliers de personnes ont défilé, avec Robert De Niro en tête de cortège. Ce dernier a souligné : « Il faut s'opposer à cette menace existentielle que représente Trump pour nos libertés. »
Les manifestations ne se sont pas limitées aux États-Unis ; des rassemblements ont également eu lieu à Rome, Amsterdam, Madrid et Athènes, portant le même message d'opposition à la politique américaine.
À Minneapolis, un lieu symbolique pour les luttes contre l'immigration, Bruce Springsteen a ému la foule avec une chanson dédiée aux victimes de la répression policière. Le gouverneur du Minnesota a exprimé sa gratitude envers les citoyens s’érigeant contre un « dictateur en herbe », tandis que Bernie Sanders a décrit Trump comme un "menteur pathologique" qui menace la fondation même de la démocratie américaine.
Sur les marches du Capitole, une bannière proclamait : "La Révolution commence ici au Minnesota", reflétant un espoir partagé : que le changement politique soit en marche.







