Le 28 mars, Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, a annoncé son intention de porter plainte suite à des remarques controversées entendues sur CNews, considérées comme racistes par des figures de la gauche. La chaîne a cependant qualifié cette polémique d'« infondée ».
Ce débat, qui s'est tenu le 27 mars, portait sur les débuts du mandat de M. Bagayoko. Le psychologue Jean Doridot y a affirmé que, dans toute collectivité, il y a un chef qui doit exercer son autorité, une déclaration qui a été perçue par plusieurs comme raciste. Le présentateur a même posé la question de savoir si M. Bagayoko « essayait de pousser les limites ».
Une réponse ferme de la gauche
La cheffe des députés insoumis, Mathilde Panot, a qualifié ces commentaires de racisme « crasse et décomplexé », soulignant qu'ils comparaient M. Bagayoko à un « chef de tribu » et à un « singe ». Elle a décidé de saisir l'Arcom, instance chargée de réguler l'audiovisuel, une initiative rapidement suivie par d'autres élus de gauche.
Le sénateur communiste Ian Brossat a également critiqué CNews, le qualifiant de « cloaque raciste », tandis que la députée écologiste Léa Balage El Mariky a évoqué un « racisme constant » à l'encontre de Bally Bagayoko. La direction de CNews a rejeté ces accusations, affirmant que les propos de Doridot avaient été « déformés » sur les réseaux sociaux, alimentant une polémique non justifiée. Doridot lui-même a tenté de clarifier ses propos en affirmant qu'il n'y avait aucune intention raciste.
Bally Bagayoko, récemment élu lors des municipales avec un fort soutien, a exprimé son indignation face à ces attaques. Il a déclaré : "Je prendrai très prochainement l'initiative d'un grand rassemblement pour dénoncer le racisme et le fascisme." D'origine malienne, il a déjà rencontré de nombreux commentaires racistes depuis son élection.







