"Pas de rois, pas d'ICE, pas de guerre": des milliers de personnes ont défilé samedi à travers le pays pour protester contre Donald Trump, sa politique d'immigration sévère et son intervention en Iran.
Ce mouvement, qui a pris de l'ampleur depuis le retour de l'ex-milliardaire à la Maison Blanche, constitue un des plus importants rassemblements de contestation en moins d'un an.
Plus de 3 000 manifestations ont été organisées, allant de New York à l'Alaska, touchant aussi bien les grandes villes que les zones rurales.
Marc McCaughey, un ancien combattant de 36 ans, a partagé avec l'AFP son inquiétude : "Nous croyons que la Constitution est menacée de diverses manières. Ce n'est pas une situation normale, pas acceptable. Nous sommes ici pour assurer la sécurité des gens et faire entendre leur voix à Atlanta, en Géorgie."
À Washington, Robert Pavosevich, 67 ans, accuse Trump de mensonges. "La colère monte et je crois que les choses vont changer", a-t-il souligné.
Pendant ce temps, le président s'adonnait à une partie de golf dans son club privé en Floride.
- D'échos d'Hollywood à New York -
Des manifestations à Minneapolis, Philadelphie et Boston ont vu défiler des participants avec des pancartes anti-guerre en réponse à la récente escalation au Moyen-Orient.
À Lansing, dans le Michigan, un manifestant affichait le slogan "Pas de rois, pas d'ICE, pas de guerre". Dans les rues de New York, des dizaines de milliers de personnes ont marché, accompagné par l'acteur Robert De Niro, reconnu pour ses critiques acerbes du président, qui a déclaré : "Il faut mettre un terme à cette menace existentielle pour nos libertés."
Des manifestations similaires ont également eu lieu à Rome, Amsterdam, Madrid et Athènes, où des milliers de personnes ont défilé pour exprimer leur désaccord, célébrant également la défaite d'un gouvernement d'extrême droite en Italie.
Andrea Nossa, un jeune chercheur milanais, a affirmé que "nous ne voulons pas d'un monde dirigé par des rois ou des oligarchies".
- ... Bruce Springsteen en soutien à Minneapolis -
Naveed Shah, membre de l'organisation Common Defense, a critiqué la montée de la militarisation aux États-Unis, rappelant des événements tragiques survenus à Minneapolis. "Nous avons vu des citoyens tués par des forces de l'ordre", a-t-il dénoncé.
Minneapolis, épicentre de la lutte contre l'immigration, a vu près de 200 000 personnes manifester dans sa ville jumelle, Saint-Paul, selon les estimations de No Kings.
La rockstar Bruce Springsteen y a interprété sa chanson "Streets of Minneapolis", hommage aux victimes de violences policières liées aux opérations d'immigration. Dans la foule, les slogans tels que "ICE dehors" résonnaient tout comme les appels à "justice" pour les deux victimes. Sur les marches du Capitole de l'État, une bannière proclamait : "La Révolution débute au Minnesota".
Les organisateurs ont également fait savoir que deux tiers des participants venaient de régions extérieure aux grandes métropoles, signalant une volonté croissante d'implication citoyenne.







