Le parquet de Paris a officialisé, le 9 avril, son choix de classer sans suite l'enquête entourant la présence d'un produit jugé stupéfiant dans les effets personnels de Rima Hassan lors de sa garde à vue. Cette mesure fait suite à l'interpellation de l'eurodéputée pour apologie du terrorisme le 2 avril.
Rima Hassan ne sera finalement pas poursuivie. Son avocat, Vincent Brengarth, a souligné, par le biais d’un communiqué le 9 avril, que l’accusation relative à ce que certains médias désignaient comme une découverte de produit stupéfiant a été formellement classée. Ce classement est perçu comme une mise au clair face aux rumeurs qui ont terni la réputation de l’eurodéputée et de son parti.
Communiqué de presse avocat @RimaHas annonçant le classement sans suite de la procédure faisant suite à la supposée découverte d’un produit stupéfiant. Un classement confirmant le scandale politico-judiciaire. pic.twitter.com/2xzRAPnfGL
— Vincent Brengarth (@v_brengarth) April 9, 2026
Cette décision de justice reflète une volonté de mettre fin à la diffusion d’informations erronées qui ont sérieusement affecté Rima Hassan. Son avocat a précisé que l'eurodéputée avait toujours soutenu que le produit en question était un achat légal à usage médical, pouvant être justifié par un reçu provenant d'une boutique de CBD à Bruxelles, dont elle a partagé les informations.
Une plainte a été déposée
Le 2 avril, après avoir été placée en garde à vue, la presse avait rapporté l’existence de « quelques grammes » de 3MMC retrouvés dans le sac de Rima Hassan, selon des sources anonymes. Cependant, des enquêtes plus approfondies ont révélé que le produit contenait une concentration tellement faible de delta 9 THC qu'il ne pouvait être qualifié de stupéfiant.
Suite aux révélations du Canard Enchaîné, Rima Hassan a déposé une plainte le 7 avril. L'hebdomadaire a évoqué des échanges entre Sacha Straub-Kahn, porte-parole du ministère de la Justice, et plusieurs journalistes durant son audition, ce qui aurait conduit à des fuites dans les médias, une allégation qu’il réfute fermement, allant jusqu'à porter plainte pour diffamation.
En parallèle, Rima Hassan avait été placée en garde à vue pour apologie du terrorisme après avoir diffusé sur les réseaux sociaux, un message controversé lié à Kozo Okamoto, un terroriste condamné pour un attentat survenu en 1972 à l’aéroport de Lod en Israël. Cette affaire, bien loin d'être close, se poursuivra avec un procès prévu le 7 juillet prochain.







