Dans un contexte international marqué par des tensions croissantes, Emmanuel Macron se rend jeudi à Mailly-le-Camp (Aube) et Suippes (Marne) pour assister à un exercice militaire de grande envergure, le fameux exercice ORION 26. Prévu pour illustrer les capacités des armées françaises, cet événement embrasse les évolutions modernes du combat, notamment à travers le usage massif de drones, de technologies d'assaut et de nouvelles tactiques d'engagement, a annoncé l'Élysée.
Ce dernier volet de l'exercice, qui a commencé en octobre, implique 12 500 militaires, 1 800 véhicules tactiques, 30 hélicoptères et 800 drones de combat. Six nations, dont la Belgique, l'Italie et l'Espagne, participent également à cet événement, renforçant ainsi la coopération militaire européenne.
Selon l'Élysée, "nous évoluons dans un environnement stratégique caractérisé par le retour de la conflictualité et une multiplication des crises. Les armées françaises se préparent à faire face à des engagements de plus en plus complexes". L'exercice vise tout particulièrement à démontrer comment l'armée de terre peut intégrer des opérations dronisées. Cela comprend des drones d’observation, d’attaque, ainsi que des systèmes lancés depuis des hélicoptères.
Un aperçu des nouvelles tactiques
Lors de cet exercice, Emmanuel Macron assistera à une phase de combat réel, y compris à un raid aérien réalisé par des hélicoptères à bord d'un Caïman de manœuvre, suivi de la destruction de cibles d’une haute valeur stratégique. Il sera également témoin d'une démonstration de tirs d'artillerie, mettant en œuvre des drones utilisés pour la collecte de renseignements et des canons Caesar, avant d'effectuer un survol de tranchées, rappelant les réalités du conflit ukrainien.
En conclusion, cette expérience immersive pour le président illustre l'investissement de la France dans la modernisation de ses forces armées et sa volonté de se préparer à des menaces variées et croissantes sur la scène internationale.







