« Oui, je suis candidat », a déclaré Jean-Luc Mélenchon, lors de son intervention le 3 mai dernier. À moins d'un an de l'élection présidentielle 2027, le leader de La France Insoumise رسمي sa volonté de se présenter.
Ce matin-là, les élus de LFI s'étaient rassemblés à Paris pour désigner leur candidat. « Le contexte actuel a précipité cette décision », a-t-il commenté.
Il a poursuivi en soulignant que la discussion entre les élus ne se concentrait pas sur le meilleur candidat, mais sur celui qui est mieux préparé pour faire face aux défis à venir. « Nous sommes à l'aube d'une période agitée de l'histoire mondiale. Réagir à cet état de fait exige une préparation sérieuse », a-t-il ajouté.
Lors de la dernière présidentielle, Mélenchon avait été à seulement 420 000 voix du second tour, recueillant 22 % des voix, améliorant son score de 2017 qui était déjà un bon 19,58 %.
Opposition à une primaire de la gauche
Depuis son élimination au premier tour de l'élection de 2022, où il avait encouragé ses partisans à « faire mieux », Mélenchon a évoqué l'idée d'une relève au sein de son mouvement. Toutefois, aucun de ses proches n'a encore atteint le statut de candidat sérieux.
Des figures montantes comme François Ruffin et Clémentine Autain ont quitté le mouvement suite aux législatives de 2024.
Mélenchon, ancien sénateur, député et ministre, a pris soin de clarifier qu'il se retire de certaines activités, mais reste actif sur les réseaux sociaux et dans le débat public.
Malgré des sondages indiquant qu'il pourrait être facilement battu par le Rassemblement national, LFI compte capitaliser sur le désordre de la gauche actuelle, tiraillée par la question d'une primaire unitaire, à laquelle ils ne souhaitent pas participer.
François Ruffin et Marine Tondelier sont candidats dans ce cadre, mais envisagent également de se présenter seuls si la primaire échoue. Les divisions au sein du Parti socialiste complique encore la situation.
Alors que des figures comme François Hollande et Raphaël Glucksmann émergent dans l'espace social-démocrate, le choix de Fabien Roussel, le leader des communistes, sera également déterminant après le congrès du PCF prévu pour juillet.







