L'ancienne Première ministre d'Emmanuel Macron, Élisabeth Borne, a annoncé ce mercredi sur France Inter qu'elle renonce à ses fonctions au sein de Renaissance, tout en maintenant son statut d'adhérente. Cette décision survient après que le bureau exécutif du parti a validé une recommandation pour promouvoir la candidature de Gabriel Attal aux élections présidentielles.
Borne, qui a été une figure clé du gouvernement en tant que Première ministre, a décidé de quitter son poste au Conseil national de Renaissance pour se concentrer sur « Bâtissons ensemble », l'initiative qu'elle a fondée. Elle a exprimé des réserves sur la direction actuelle du parti, déclarant : « Je suis en désaccord avec la ligne actuelle » que poursuit Attal. Un essai intitulé « Réveillons-nous » sort ce jeudi, ce qui pourrait éclairer davantage son positionnement.
Un appel à la réconciliation politique
Lors de son intervention, Borne a souligné sa volonté d'avoir un espace pour rassembler des propositions bénéfiques aux Français, tout en précisant qu'elle ne souhaite pas critiquer directement Gabriel Attal. Elle a déjà été une figure controversée en faisant adopter la réforme des retraites grâce à l'article 49.3, ce qui lui a valu des critiques.
Dans le contexte des élections de 2024, Élisabeth Borne avait fait appel à une union des forces progressistes, tout en s'opposant à des idéologies plus extrêmes telles que celles portées par La France Insoumise. Cependant, elle a ensuite retiré sa candidature à la direction de Renaissance, laissant la voie libre à Attal.
Les ambitions présidentielles de Gabriel Attal
Parallèlement, Gabriel Attal semble bien lancé vers une candidature pour 2027, avec un rapport récemment validé par le bureau exécutif de Renaissance. Des voix au sein du parti, tel que le député Guillaume Gouffier-Valente, s'inquiètent d'un manque de démocratie dans le processus de sélection, tandis qu'Attal se dit confiant de ne pas rencontrer d'opposition interne.
Attal a récemment publié un livre, « En homme libre », et prévoit d'organiser un grand meeting à Paris dans les prochaines semaines, en consolidant ainsi sa stature au sein du paysage politique. Les tensions s'intensifient alors que la dynamique de Renaissance continue d'évoluer, à la fois en interne et face aux enjeux politiques à venir.







