Le gouvernement adoucit sa position sur les frais de scolarité des étudiants étrangers

Une décision controversée qui soulève de vifs débats politiques.
Le gouvernement adoucit sa position sur les frais de scolarité des étudiants étrangers
Manifestation étudiante contre l’augmentation des frais de scolarité pour les étudiants non européens, place Jussieu à Paris, en Île-de-France, le 12 mai 2026. Hans Lucas via AFP

Face à la montée des protestations, le gouvernement français a décidé de revoir sa stratégie de hausse des frais universitaires pour les étudiants étrangers. C'est sous l'impulsion du ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, que la mesure a été assouplie, offrant ainsi aux universités davantage de flexibilité dans l’application de ce décret, rapporte l'AFP.

Une des modifications clés permet désormais aux universités d’exonérer jusqu’à 20 % de leurs étudiants extracommunautaires des frais d’inscription. Un changement considérable comparé à la précédente proposition du gouvernement qui fixait ce taux à 10 %, entraînant le refus des membres du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser) de participer à la réflexion. Dorénavant, toute université pourra librement décider de la répartition des exonérations jusqu’à des niveaux de 30 % dès la prochaine rentrée, puis 25 % en 2027.

Mobilisation des syndicats

Ce changement de cap a coïncidé avec une journée nationale de mobilisation orchestrée par des syndicats et des organisations étudiantes, dénonçant toutes augmentations de frais d’inscription. Plusieurs acteurs politiques ont exprimé leur mécontentement, y compris Bruno Retailleau, qui a critiqué cette générosité perçue comme un transfert des coûts sur le contribuable. Dans un message posté sur X, il a déclaré : « Il n’est pas juste que les contribuables français financent l’enseignement supérieur d’étudiants venant de l’étranger. »

Éric Zemmour, quant à lui, a qualifié cette mesure d’« injuste », argumentant que c'est la population qui supportera ce coût, tout en soulignant la forte augmentation du nombre d'étudiants étrangers en France, passant de 80 000 à 118 000 nouvelles entrées par an depuis l’arrivée de Macron au pouvoir.

Dans un contexte où le gouvernement avait initialement prévu des frais différenciés instaurés en 2019, l’enjeu éducationnel se mêle à des débats plus larges sur l'immigration. Récemment, lors de la présentation du plan « Choose France For Higher Education », le ministre a exposé une volonté de rendre encore plus stricts les frais d’inscription pour les étudiants extracommunautaires, désormais fixés à 2 895 euros pour la licence et 3 941 euros pour le master.

Alors que la situation continue d’évoluer, les réactions politiques et sociales vont sans aucun doute enrichir les discussions autour de l’éducation supérieure en France.

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