Lors de la projection de Moulin, un film sur un héros de la Résistance, l'acteur français Gilles Lellouche a été confronté à une question politique incisive d'un journaliste du média décolonial Paroles d’Honneur. Ce dernier a évoqué la possible montée du Rassemblement National (RN), notant que le parti était « fondé par des collaborateurs de Klaus Barbie », célèbre chef de la Gestapo de Lyon.
La conférence de presse, qui a eu lieu à Cannes ce lundi, a rapidement pris une tournure inattendue. Le journaliste a demandé à Lellouche si, pour ne pas trahir la mémoire de Jean Moulin, il était essentiel de s'opposer au RN. Il a également soutenu que le programme de La France Insoumise (LFI) s'inspirait du Conseil national de la Résistance.
« Cette question vous semble-t-elle un peu biaisée ? Je n’ai pas de réponse à ça, Monsieur », a rétorqué Lellouche, conscient que la discussion devait rester centrée sur l'œuvre cinématographique.
Le réalisateur du film, László Nemes, a également précisé qu'ils n'étaient pas présents pour discuter des affaires politiques actuelles, mettant l'accent sur le devoir de rendre hommage à Jean Moulin. La discussion a cependant révélé le contexte politique tendu en France, où des médias comme Paroles d'Honneur affichent clairement leur proximité avec l'extrême gauche.
Ce média se positionne comme une voix pour les quartiers populaires et l'immigration postcoloniale, telle que indiqué sur leur chaîne YouTube : « Un regard neuf sur l'actualité en faisant entendre la voix des quartiers et de l’immigration postcoloniale ».
Des vidéos récentes montrent un intérêt marqué pour les figures de l'extrême gauche, et les discussions autour de Jean-Luc Mélenchon. Les équipes de Paroles d’Honneur n'hésitent pas à utiliser des termes provocateurs, comme « loosers anti-Mélenchon », pour qualifier certains acteurs politiques, exacerbant ainsi le débat autour des lignes idéologiques en France.







