Selon un rapport du Washington Post, la Maison-Blanche aurait hésité à autoriser le retour aux États-Unis de Peter Stafford, médecin ayant contracté le virus Ebola durant sa mission en République démocratique du Congo. Cette réticence aurait causé des retards dans son évacuation, le médecin ayant finalement été traité en Allemagne.
Les autorités américaines, via les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), ont qualifié ces allégations d'« absolument fausses ». Elles soutiennent que Berlin a été choisie comme destination en raison de sa proximité avec la RDC, ce qui a été décrit comme une nécessité logistique plutôt qu'une décision délibérée.
L'article met en lumière le contraste avec la réponse des États-Unis lors de la crise Ebola de 2014, où deux premiers patients américains avaient été évacués vers Atlanta pour traitement. À l'époque, Donald Trump avait exprimé ses réserves sur de telles opérations, tweetant que les États-Unis ne devraient pas laisser revenir des personnes infectées.
Une source anonyme citée dans le article a affirmé : « Le président et son entourage ne voulaient pas que Stafford revienne aux États-Unis. » Cette déclaration soulève des questions préoccupantes sur la gestion des évacuations médicales en cas d'épidémies.
Médecins américains hospitalisés en Europe
Nahid Bhadelia, médecin ayant soigné des patients atteints d'Ebola, a déclaré que les États-Unis possédaient des installations médicales de haut niveau, mais qui étaient actuellement surchargées. La plus adaptée pour ce type de traitement, située dans le Nebraska, est occupée par des personnes en quarantaine pour exposition au hantavirus.
D'après Politico, un autre médecin américain ayant été exposé au virus Ebola en Ouganda, Patrick LaRochelle, a été hospitalisé à Prague le même jour. LaRochelle et son épouse, Rebekah, qui a également été en contact avec un cas suspect, ont été transférés à Berlin durant que leur famille a pu rentrer aux États-Unis après une évaluation réussie concernant leur exposition.
Les CDC ont récemment instauré une interdiction d'entrée aux États-Unis pendant 30 jours pour les voyageurs ayant séjourné dans des zones touchées par Ebola, une mesure qui inclut des restrictions sévères pour ceux qui ne sont pas citoyens américains ou résidents permanents. Ces décisions montrent la complexité des enjeux sanitaires auxquels les États-Unis font face.







