Le Parti socialiste (PS) traverse une période de tumultes internes, peinant à figurer une candidature pour la prochaine présidentielle. Toutefois, l'eurodéputée Chloé Ridel, à la tête de la refonte du projet socialiste, présente une nouvelle vision pour redéfinir l'identité du PS face à la radicalité croissante des Insoumis. Ce programme, intitulé "Vivre Libre", en 600 propositions, vise à renforcer l'idéologie socialiste au XXIe siècle.
Dans son intervention récente à Gironde, Ridel a souligné que le socialisme d'aujourd'hui doit réagir à un monde en mutation rapide. Elle évoque l'urgence de défendre des valeurs démocratiques contre un capitalisme prédateur. "Nous sommes à un tournant de l'histoire, un moment où l'autoritarisme croît et où l'économie doit être transformée radicalement", a-t-elle déclaré.
"Le monde qui a vu naître la social-démocratie a disparu. Il est temps de parler de socialisme démocratique. Nous devons faire preuve de radicalité face à l'injustice économique qui prévaut actuellement."
Ridel défend notamment que la notion de sécurité doit être élargie, englobant à la fois la sécurité des biens et celle des individus. Elle critique la manière dont la droite et l'extrême droite utilisent ce terme, souvent focalisé sur des problématiques d'immigration, tout en négligeant les insécurités sociales et environnementales. Pour elle, le PS doit reprendre le contrôle de ces débats pour mieux défendre les intérêts des classes populaires.
Concernant la taxation, l'eurodéputée insiste sur la nécessité de créer des états généraux sur la justice fiscale, afin de corriger l'inégalité croissante. "Nous devons instaurer une fiscalité plus juste, notamment sur l'héritage, pour restaurer l'équité dans notre société", a-t-elle affirmé lors de sa rencontre.< /p>
Chloé Ridel envisage une future candidature en 2027, mais admet que le PS doit d'abord s'unir autour de ces propositions avant de trouver son porte-parole pour l'élection à venir.







