Le 31 décembre, Emmanuel Macron a captivé l’attention de 8,9 millions de téléspectateurs lors de ses vœux télévisés, un chiffre en baisse par rapport aux années précédentes. Cette diminution souligne une tendance inquiétante quant à l’intérêt du public pour les discours présidentiels, surtout à seize mois de l’élection présidentielle, comme l'indique le site Ouest-France.
Dans un discours de moins de dix minutes, le chef d’État a promis une année « utile », en affirmant : « Cette année doit être et sera une année utile ». Cependant, des personnalités politiques, y compris son ancien Premier ministre Édouard Philippe, expriment des réserves. Philippe a critiqué un manque de direction, estimant que 2025 se finit comme elle a commencé : « sans budget, sans stratégie, et sans cap ».
Macron a également écarté les appels à une présidentielle anticipée, affirmant qu'il « sera au travail jusqu'à la dernière seconde ». Cependant, il n'a pas mentionné sa promesse de consulter les Français sur des sujets clés, ce qui a provoqué l'interrogation de nombreux observateurs.
Le politologue Bruno Cautrès souligne cette évolution : « On voit clairement l'amorce d’une sortie du jeu d’Emmanuel Macron. Après presque dix ans au pouvoir, il semble que les sujets prioritaires qu'il présente, comme l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans et des réformes sur la fin de vie, ne soient pas à la hauteur des attentes des Français ». D'autres analystes soulignent que le discours présidentiel semble décalé par rapport aux enjeux majeurs du moment.
Dans une France confrontée à des défis majeurs tels que l'inflation et la crise énergétique, les promesses de réforme de Macron doivent être jugées à l'aune de leur capacité à répondre aux besoins de la population. L'électorat attend maintenant des actions concrètes plutôt que de simples déclarations.







