La candidature de Sarah Fraincart, représentante de La France Insoumise (LFI) pour les élections municipales à Troyes, est secouée par une vague de commentaires racistes sur les réseaux sociaux. Âgée de 26 ans et ancienne rameuse olympique pour le Maroc, elle subit des attaques à cause de sa double nationalité franco-marocaine depuis l'annonce de sa candidature.
« Je suis profondément choquée par le niveau de haine que je subis », a exprimé Fraincart sur X, soulignant sa fierté pour ses origines et sa détermination à ne pas céder face à ces attaques. « Oui, je suis binationale et j’en suis fière ! » a-t-elle ajouté, décisive et confiante face aux critiques. Ces insultes semblent découler de préjugés, symbolisant un racisme encore présent dans le monde politique.
Les enjeux de cette binationalité ne sont pas nouveaux pour elle. Lors de sa première incursion politique en 2022, candidate aux élections législatives sous la bannière de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), elle avait déjà abordé ce sujet. À l'époque, Fraincart avait décrit sa décision de représenter le Maroc aux Jeux Olympiques de Tokyo comme une opportunité « incroyable » pour sa carrière sportive, ajoutant qu’elle n’avait jamais regretté ce choix.
Ce soutien, bien que bienvenu, n’empêche pas de soulever plus de questions sur la perception de l’identité dans la sphère publique. Les attaques qu'elle reçoit sur les réseaux sociaux indiquent une hostilité tenace contre ceux qui incarnent des identités multiples. Les réactions de soutien au sein de LFI, comme celles de Bastien Lachaud et Danièle Obono, rappellent l'importance de la diversité dans le paysage politique français.
Les attaques contre Fraincart ne sont pas qu'une simple anecdote; elles soulignent des défis plus larges auxquels font face de nombreuses personnalités politiques issues de l'immigration. En France, un citoyen français possédant une double nationalité a le droit de se présenter aux élections. Sarah Fraincart s'engage donc non seulement dans une bataille électorale, mais aussi dans un combat contre la stigmatisation.
En réponse à ces attaques inacceptables, elle a assuré vouloir promouvoir une politique plus juste et équitable pour les populations souvent négligées. « La politique actuelle concentre ses efforts sur le centre-ville, laissant les quartiers populaires à l’abandon. » Son projet politique vise à Estimer les voix de ceux qui se sentent exclus du système.
Ainsi, la candidature de Sarah Fraincart devient un symbole de résistance face au racisme et à l'exclusion. Les électeurs à Troyes sont appelés à se mobiliser autour de cette vision d'une ville plus inclusive et représentative de sa diversité.







