L'assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault a rompu le silence ce dimanche à travers son avocat. Jacques-Elie Favrot, dont le nom a été largement évoqué ces derniers jours, a décidé de se retirer temporairement de ses fonctions en attendant les conclusions de l'enquête.
Accusé par le collectif identitaire Némésis d'avoir joué un rôle dans la mort de Quentin Deranque, Jacques-Elie Favrot a livré sa défense par le biais de son avocat, Me Bertrand Sayn. "Mon client nie formellement toute implication dans ce drame tragique", a affirmé l'avocat.
Quentin Deranque, âgé de seulement 23 ans, a été agressé jeudi soir à Lyon à proximité d'une conférence donnée par Rima Hassan, une eurodéputée de LFI. Selon les accusations de Némésis, Quentin faisait partie de l'équipe chargée de la sécurité des militantes présentes.
Malheureusement, le jeune homme n'a pas survécu à ses blessures et est décédé samedi après plusieurs jours de coma. Némésis a rapidement désigné Jacques-Elie Favrot, une figure bien connue du mouvement antifasciste à Lyon et cofondateur de la Jeune Garde, comme l’un des agresseurs présumés de Quentin.
Menacé de mort par l’extrême droite
Dans un contexte de tension croissante, Favrot a également indiqué qu'il suspendait ses activités d'assistant parlementaire pour pouvoir collaborer pleinement à l'enquête. Il a précisé qu'il était sous menace de mort par des éléments d'extrême droite aux niveaux national et européen, ce qui rendait impossible le maintien de ses fonctions dans de telles conditions.
Le groupe dissous de la Jeune Garde a également fait un communiqué soulignant qu’ils ne peuvent être tenus pour responsables de la mort de Quentin, ayant suspendu toutes leurs activités depuis juin 2025. Actuellement, le parquet de Lyon n'a pas établi de lien entre la Jeune Garde et le décès tragique de Quentin Deranque.







