Plébiscités par la population, de nombreux maires semblent également victimes de la pression croissante qui les entoure. Les Français manifestent un attachement indéniable envers leurs élus locaux ; le dernier baromètre du CEVIPOF révèle un taux de confiance de 60 % envers les maires, stable depuis 2009. En effet, ces figures politiques sont perçues comme accessibles et proches des réalités quotidiennes, que ce soit lors d'une rencontre dans un café ou d'une participation à des événements locaux.
Les maires sont confrontés à des défis inédits. Le mandat actuel, particulièrement celui entamé en pleine crise sanitaire, se heurte à des exigences croissantes de la population, accompagnées d'une violence verbale parfois intolérable. Selon une étude, de nombreux maires, spécialement ceux des petites communes, consacrent leur temps à la fonction sans recevoir une compensation adéquate, se sacrifiant au détriment de leur vie personnelle et familiale.
Le contexte administratif complexe pèse sur leur capacité à agir. L'enquête du CEVIPOF de juin dernier montre une tendance alarmante : depuis le début de leur mandat, 2 189 maires ont démissionné, représentant plus d'une démission par jour. Ce phénomène doit nous alerter alors que les élections municipales approchent.
Cependant, malgré ces défis, de nombreux maires sortants choisissent de se représenter, et de nouveaux visages émergent, désireux de s'engager pour leurs communautés. Cette participation est essentielle à notre démocratie.
Alors que des vents contraires soufflent sur les valeurs démocratiques à travers le monde, il est impératif de préserver l'engagement des maires. Leur protection, par le biais d'un statut renforcé pour les élus, est cruciale, car ils demeurent les remparts fondamentaux de la République.







