Le matin du 28 février 2026, à Téhéran, une nouvelle inattendue bouleverse la scène politique : l'élimination du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, entraîne à la fois des scènes de liesse et un climat de peur. Les frappes menées par les États-Unis et Israël, qui ont ciblé sa résidence, ont plongé la population dans l'incertitude. Selon les correspondantes du Financial Times, les premières explosions ont provoqué un choc, perturbant la routine quotidienne des Téhéranais.

La peur d'un conflit larvé, déjà présente à la suite de la répression de la contestation en janvier, s'est intensifiée. "Les gens vivent dans l'angoisse depuis des semaines", confie un résident, tandis que la ville est assiégée par les sons des explosions et des chasseurs. Les tentatives de fuir Téhéran deviennent alors une priorité pour beaucoup, avec des automobilistes faisant la queue aux stations-service et des supermarchés pris d'assaut, témoigne une habitante au Corriere della Sera.

Les mouvements de joie, bien que présents, comme le rapportent des vidéos circulant sur les réseaux sociaux, montrent également la division des émotions. "Suis-je en train de rêver ? C'est un nouveau monde !", s'exclame un homme, reflétant l'espoir partagé par certains. Cependant, le climat général est empreint de perplexité, contraste que souligne le site d'opposition IranWire.

Les manifestations de tristesse ne se font cependant pas attendre. Comme le signale The New York Times, les jours suivants, une immense foule en deuil défile dans les rues, brandissant des photos de Khamenei, illustrant une tension palpable entre joie pour la fin d'un règne et tristesse face à l'incertitude de l'avenir.

Le Financial Times rapporte que la peur s'est installée comme sentiment dominant dans la capitale : "Des panaches de fumée s'élèvent, et le silence inquiétant est rompu par les bruits de guerre." Les chants et célébrations ne suffisent pas à dissiper l'angoisse du lendemain, alors que les frappes continuent d'intensifier. Une femme, désespérée, déclare, "Je ne peux plus supporter cela, cette pression, cette menace constante de répression." Les Gardiens de la révolution, malgré les frappes, restent puissants et maintiennent un contrôle strict sur la population.

Aujourd'hui, les Iraniens attendent avec impatience et inquiétude les conséquences de cette nouvelle ère. Comme le souligne un habitant de Karaj pour BBC Persian, "la crainte que les autorités américaines puissent conclure un accord et se retirer hante les esprits." Les effets d'une telle dynamique doivent encore se déployer, dans un contexte de tensions militaires et sociales croissantes.