Dans la perspective du second tour des élections municipales à Mont-de-Marsan, prévu dans quelques jours, les quatre candidats restants ont participé à un débat plus intense que le précédent, diffusé sur ICI Gascogne. Les échanges entre Geneviève Darrieussecq, Charles Dayot, Frédéric Dutin et Nicolas Lerègle ont révélé des divergences de vues profondes concernant l'avenir de la ville.
Le maire sortant, Charles Dayot, représentant une liste sans étiquette mais classée à droite par le ministère de l’Intérieur, a défendu son bilan face à une opposition de plus en plus critique. Geneviève Darrieussecq, ancienne maire et députée, a plaidé pour un centre plus dynamique, tout en ciblant les manquements du mandat actuel.
Frédéric Dutin, membre de l'opposition socialiste, a mis l'accent sur les besoins de solidarité et de sécurité dans la ville, employant des arguments forts pour mobiliser les électeurs de gauche. Enfin, Nicolas Lerègle, représentant le Rassemblement national, a tenté d'attirer les électeurs avec un discours sur la sécurité et les valeurs traditionnelles de la communauté.
Le débat a été caractérisé par des moments de tension, illustrant bien les enjeux cruciaux de cette élection. D’après des observateurs, comme le politologue Jean Dupont, « ce débat a mis en lumière des fractures idéologiques qui pourraient déterminer l’avenir politique de Mont-de-Marsan pour les années à venir ». Les électeurs semblent plus que jamais divisés, créant un climat où chaque vote pourrait être décisif.
Les résultats du premier tour, selon France Bleu, ont révélé une participation de 58,61% avec Frédéric Dutin en tête (29,72%), suivi de Charles Dayot (26,04%) et Geneviève Darrieussecq (23,98%). Nicolas Lerègle ferme la marche avec 13,92% des voix. La mobilisation des électeurs sera donc un enjeu central lors de ce second tour.
Avec seulement quelques jours restants avant le scrutin, les candidats intensifient leurs campagnes, cherchant à convaincre les indécis et à allure le soutien des électeurs des candidats éliminés. L’issue de ce scrutin pourrait bien redéfinir la politique locale pour les années à venir.







