Après 22 ans de mystère, la jeune femme dont le corps avait été découvert sur le bord d'une route en janvier 2005 a enfin obtenu une identité. Elle se nomme Hakima Boukerouis. Cette avancée remarquable a été rendue possible grâce à une enquête minutieuse menée par Interpol dans le cadre de sa campagne « Identify Me ». Ce cas, qualifié de « cold case », marque un tournant, car pour la première fois, l'enquête a conduit à l'arrestation d'un suspect.
Connue auparavant sous les termes « femme à la couronne dentaire Richmond » et « femme dans le tonneau », l'identité d'Hakima Boukerouis a été révélée grâce à des analyses ADN familiales. Son corps, retrouvé dans un tonneau à Saint-Quirin, en Moselle, a été identifié après avoir été dissimulé et torturé ; des lésions d'armes blanches ayant été constatées.
Le quotidien Le Républicain Lorrain rapporte que l'enquête a abouti à l'interpellation de son mari, suspecté d'être impliqué dans son meurtre. Bien qu'étant déjà mis en examen, il a récemment été libéré sous contrôle judiciaire pour des raisons médicales et d'âge. Les détails spécifiques concernant son identité n'ont pas encore été divulgués par Interpol.
Des lésions d’armes blanches
Le corps de la victime avait été découvert le 7 janvier 2005, dissimulé dans un bidon en plastique, entouré de sacs-poubelles. Interpol souligne que le même tonneau avait été aperçu flottant dans la rivière Sarre rouge à la mi-octobre 2004. Le dossier de Hakima fait partie d'une liste de 47 cas retenus pour la campagne Identify Me, lancée en 2023, visant à identifier les victimes de féminicides et à résoudre les meurtres non élucidés.
Contacté par l’Agence France-Presse, le procureur de Metz a choisi de ne pas commenter les détails de l'investigation. Cependant, le secrétaire général d'Interpol, Valdecy Urquiza, a déclaré que « cette identification souligne l'importance de continuer à enquêter sur les cold cases », laissant ainsi la promesse d'un espoir pour les 42 autres victimes encore à identifier.







