La tension monte concernant la santé sur le MV Hondius, un navire de croisière circulant dans l'Atlantique. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a signalé, dimanche, trois fatalities possibles en relation avec une souche suspectée d'hantavirus, maladie pouvant engendrer de graves complications respiratoires.
Lors d'une communication sur X, Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS, a souligné l'importance d'une "réaction rapide et coordonnée" pour limiter les risques sanitaires. Le point est fait sur cette affaire par 20 Minutes, en relation avec le hantavirus et ses conséquences.
Le navire touché par la tragédie
Le MV Hondius était en route entre Ushuaïa, en Argentine, et le Cap-Vert, et se trouvait près de la capitale Praia lors des événements tragiques.
Ce bateau est proposé par plusieurs agences de voyage basées en Argentine et au Royaume-Uni. Il offre une croisière avec des escales, et peut transporter environ 170 passagers, avec un équipage de 70 membres.
Le bilan des victimes
Selon les données de l'OMS, trois personnes ont été déclarées décédées. D'après une source anonyme, un couple néerlandais fait partie de ces victimes. Le premier à manifester des symptômes, un passager de 70 ans, est décédé à bord, tandis que son épouse de 69 ans a été évacuée pour traitement en Afrique du Sud, où elle a également succombé dans un hôpital de Johannesburg.
Suspicions autour du hantavirus
D’après les autorités, le hantavirus est sous observation. "Un cas confirmé en laboratoire et plusieurs cas suspects" ont été signalés. Sur les six personnes touchées, trois ont perdu la vie, et une est actuellement hospitalisée en soins intensifs en Afrique du Sud, comme l’a précisé Foster Mohale, porte-parole du ministère de la Santé de l’Afrique du Sud.
L'OMS a précisé que des enquêtes et des analyses approfondies sont en cours pour comprendre l'ampleur de cette épidémie, incluant le séquençage du virus, afin de circonscrire le danger. Un soutien médical est également offert aux passagers et à l'équipage.
Comprendre les hantavirus
Les hantavirus sont principalement transmis par l'intermédiaire de rongeurs infectés, dont les excréments et l'urine propagent le virus. Les infections peuvent se produire par morsures, contact physique ou inhalation de particules contaminées. L’Office fédéral de la santé publique suisse avertit que bien que plusieurs types d’hantavirus existent, la transmission interhumaine est extrêmement rare.
Selon l’OMS, ces virus peuvent engendrer des maladies respiratoires graves qui nécessitent une surveillance attentive et des soins médicaux appropriés.
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