La situation est préoccupante en Nouvelle-Aquitaine : près de 8 000 places de formation destinées aux demandeurs d’emploi vont être supprimées cette année. Cette réduction, représentant environ un quart de l’offre régionale, fait suite à une coupe de 35 millions d’euros dans la dotation annuelle de l’État, comme l’a annoncé la région récemment.
Le gouvernement a décidé de réduire de 56 % les crédits alloués aux formations dans le budget 2026, laissant ainsi la région dans l’impossibilité de couvrir ces coupes. Selon le conseil régional, il est devenu inévitable de supprimer près de 8 000 places sur une capacité annuelle de plus de 30 000 stagiaires.
Une situation intenable
Début mars, après une réévaluation des financements, la contribution de l’État, attendue à 65 millions d’euros, a été drastiquement réduite à 44,38 millions. Cette coupe s’ajoute à une première réduction de 15 millions déjà prévue dans le budget de l’année. La région a exprimé sa préoccupation face à la fragilisation des structures de formation, insistant sur le fait qu'elle n'est plus en mesure de compenser ces pertes.
Cependant, la région s’engage à investir 142 millions d’euros dans la formation des demandeurs d’emploi cette année, cherchant ainsi à limiter les impacts négatifs sur l’emploi.
Une nécessité pour l’insertion
Au niveau national, l'association Régions de France a déjà alerté sur une éventuelle suppression de 60 000 places de formation, attribuant cela à un budget gouvernemental réduit à 377 millions d’euros, bien en deçà des 854,9 millions d’euros promis il y a trois ans. Une étude de la Dares en 2022 a démontré que les personnes ayant suivi une formation bénéficient d'une probabilité accrue de 10 % de retrouver un emploi dans les 18 mois suivants.
Par ailleurs, des statistiques récentes de l’Insee révèlent qu’au premier trimestre 2026, le taux de chômage en France a dépassé les 8 % pour la première fois en cinq ans, marquant une augmentation significative de 0,2 point par rapport au trimestre précédent et de 0,7 point sur an. Ces chiffres illustrent l’urgence d’une réponse adaptée pour contrer les effets néfastes du désengagement de l'État.







