En 2025, 1771 cas de LGBTIphobie ont été rapportés par l'association SOS Homophobie. Ce chiffre témoigne d'un sentiment de rejet et de haine envers les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes. Cela représente une hausse significative par rapport à 2024, comme l'indique les données du rapport 2026. Malheureusement, ce constat alarmant est également ressenti en Gironde, où les tendances observées au niveau national se reflètent.
Le contexte a changé : "Lors du dernier Village des Fiertés, de nombreux jeunes ont approché les associations pour discuter de leur mal-être et chercher du soutien", déclare Emmanuel Page-Paqui, co-délégué régional Nouvelle-Aquitaine d'SOS Homophobie. En plus des répercussions psychologiques, 186 agressions physiques ont été signalées dans l'hexagone ; parmi elles, le cas d'Ania, une lesbienne du Sud-Ouest, qui a été victime de violences à plusieurs reprises, ce qui l'empêche désormais de sortir sereinement de chez elle.
Un appel à la prise de conscience collective
Pour Stéphanie Palancade, co-présidente de l'association le Girofard à Bordeaux, les aînés sont souvent laissés pour compte : "Bien que les jeunes soient souvent au centre des préoccupations, les personnes âgées ressentent également ce besoin de soutien". De plus en plus, ce public rejoint l'association, témoignant d'un désengagement de certaines politiques publiques à leur égard. La volonté politique est cruciale pour répondre à ces problématiques, soulignent les représentants des associations.
Les préoccupations de ces différentes générations rappellent l'urgence d'une mobilisation collective. Tout comme lors des dernières élections municipales où certains candidats ont ouvertement contesté l'existence de ces associations, Marie a fait savoir : "Ces événements montrent que le sujet est devenu politique ; lorsque des voix s'élèvent contre le Girofard, cela laisse un sentiment d'insécurité dans notre communauté".
Les associations déplorent un climat de tension croissant pour les personnes LGBTI, mettant en lumière la nécessité d'un engagement renforcé pour garantir la sécurité et les droits de chacun dans la société.







