Avant même que les premiers matchs ne débutent sur les terrains américains, canadiens et mexicains, les passionnés s’engagent dans des échanges effrénés de vignettes. Créés à la fin des années 1960, les albums Panini ont été intégrés au paysage des Coupes du monde depuis 1970. Le principe est simple : collectionner des images autocollantes représentant les joueurs, équipes et logos du tournoi pour compléter un album.
Chaque édition rappelle des souvenirs d’enfance : les récréations, les échanges de vignettes où l'on s'écriait : "je l’ai, je l’ai pas" et cette recherche obstinée des joueurs manquants.
Difficile d'en trouver à Pau
Dans son bureau de tabac situé rue Latapie, René, vendeur et collectionneur depuis près de cinquante ans, observe l'enthousiasme croissant. Les cartons de vignettes disparaissent en un clin d'œil : "Ça part en quelques heures !" indique-t-il. "Des habitués viennent, mais j’ai aussi des jeunes et même des parents qui replongent dans cette passion. "
Les vignettes, autrefois de simples souvenirs, prennent aujourd’hui une valeur considérable. Certaines peuvent atteindre plusieurs milliers d'euros sur le marché en ligne.
Des images qui valent de l’or
René n’est pas seulement vendeur ; il est un véritable passionné. "J’ai commencé en 1978, à l'époque où je rêvais d'avoir la vignette de Diego Maradona, la star de l'époque", raconte-t-il. Aujourd'hui, les jeunes collectionneurs se battent pour obtenir celles de Dembélé et Mbappé. René conserve précieusement ses anciens albums, témoins d’une époque révolue.







