Pour la première fois depuis sa création en 1964, le Salon de l'agriculture, prévu pour 2025, se déroulera sans la présence de vaches. Cette décision, annoncée le 13 janvier, est motivée par une épidémie de dermatose nodulaire contagieuse qui affecte les bovins, mettant en danger leur santé et celle des autres animaux présents.
Laurence Sellos, présidente de la Chambre d'Agriculture de la Seine-Maritime, a exprimé sa déception mais a souligné la gravité de la situation. "Il n'y a pas de débat, il s'agit d'une question de santé animale, et il est impératif d'éviter tout contact entre les troupeaux", a-t-elle déclaré. Bien que les bovins soient des figures emblématiques de cet événement, d'autres animaux comme des chevaux, des porcs, des chèvres et même des animaux de compagnie seront présents.
Les organisateurs annoncent des activités diversifiées pour attirer les visiteurs malgré cette absence notable. Selon le site France Bleu, des démonstrations interactives et des échanges avec des professionnels du secteur seront au programme, afin de garantir une expérience enrichissante pour les agriculteurs comme pour le grand public.
Dans un contexte où la santé animale est de plus en plus mise en avant, la décision de ne pas présenter de bovins s'inscrit également dans une démarche de prudence au regard des antécédents d'épidémies dans les élevages. Cette initiative a été saluée par de nombreux professionnels, qui estiment qu'il est crucial de prendre des mesures pour protéger la filière agricole.
En parallèle, le ministre de l'Agriculture, Sébastien Lecornu, a évoqué un projet de loi d'urgence destiné à répondre aux défis actuels du secteur agricole. "Nous devons nous aligner avec les normes européennes pour assurer notre compétitivité", a-t-il insisté, promettant des améliorations en matière de réglementation concernant l’eau et les moyens de production.
La présidente Sellos espère que cette année sera l'occasion pour les Parisiens et les agriculteurs de manifester leur soutien à un secteur en difficulté. "Le Salon est une vitrine essentielle pour parler de l'agriculture, et j'espère que nous pourrons naviguer ensemble vers une prise de conscience collective", a-t-elle conclu.







