Alors que Jack Lang est au coeur de l'actualité avec les révélations sur son lien avec Jeffrey Epstein, Jean-Noël Barrot n'hésite pas à appuyer sur la pédale de frein. En mission à Beyrouth, le ministre des Affaires étrangères a affirmé se réserver toutes les options concernant l'avenir de l'ancien ministre de la Culture à la tête de l’Institut du monde arabe, selon BFMTV.
Cette situation soulève des questions cruciales. Jack Lang, ancien grand nom de la Culture en France sous François Mitterrand, fait face à une pression considérable depuis la divulgation de millions de documents par la justice américaine. Lors de sa prise de parole vendredi 6 février, Barrot a mis l'accent sur la nécessité de maintenir l'intégrité et la continuité de l’Institut du monde arabe. Sa préoccupation génére, il a également convoqué Lang pour clarifier sa situation lors d'une réunion au Quai d’Orsay.
« Il est impératif de garantir le bon fonctionnement de l’Institut », a précisé Barrot. Suite à la publication des documents le 30 janvier, il a qualifié les informations qui en émergent de « d'une extrême gravité », appelant à une enquête approfondie.
Le refus de démission
Malgré la tempête médiatique, Jack Lang reste ferme. Refusant toutes les demandes de démission, il est soutenu par des figures de la politique, bien que plusieurs personnalités, notamment du Parti socialiste, pressent pour son départ. Olivier Faure et Ségolène Royal sont parmi ceux qui estiment qu’une démission « s'impose ». Jean-Christophe Cambadélis a quant à lui déclaré que tant qu’il ne démissionnerait pas, il demeurera une cible, selon des informations relayées par franceinfo.
Lang, à 86 ans, questionne même la pertinence des demandes de départ, tout en reconnaissant ses relations avec Epstein, qu'il attribue à une forme de « naïveté ». Il a rencontré le financier par l'intermédiaire du réalisateur Woody Allen, il y a près de quinze ans.
Un nom qui revient sans cesse
Le nom de Jack Lang apparaît 673 fois dans les milliers de documents publiés. De plus, son entourage est également impliqué, notamment sa fille, Caroline, qui a fondé une société offshore avec Epstein en 2016. Cette situation a conduit Caroline à quitter son poste à la tête du Syndicat des producteurs indépendants (SPI), qu’elle occupait depuis janvier 2026, démontrant ainsi l'impact personnel de cette affaire.







