Le ministre français des Affaires étrangères a confirmé que Jack Lang sera officiellement reçu au Quai d'Orsay ce dimanche. L'objectif de cette convocation est de permettre à l'ancien ministre de la Culture de s'expliquer sur ses relations passées avec le financier américain, accusé d’agressions sexuelles, Jeffrey Epstein.
Jean-Noël Barrot a déclaré lors d'une conférence de presse à Erbil que Lang serait entendu par les autorités. "Il est convoqué et sera reçu dimanche," a-t-il précisé, sans donner plus de détails sur le contenu de l'entretien.
Les récentes publications des documents américains concernant Epstein ont mis en lumière les relations entre Lang et le financier. Ces informations ont ravivé les appels à sa démission de la présidence de l'Institut du monde arabe (IMA), un poste qu'il occupe depuis 2013.
Les réactions à cette affaire ne se sont pas fait attendre. Le gouvernement français a exprimé le souhait que Lang réfléchisse au rôle institutionnel de l'IMA, surtout que le ministère des Affaires étrangères contribue à hauteur de 50 % à son budget. De leur côté, des sources au sein de l'exécutif soulignent que la situation est devenue intenable pour Lang après que son nom ait été mentionné 673 fois dans les documents révélés.
Une réponse à la polémique
Face à ces accusations, Jack Lang a nié toute intention de démissionner, arguant sa "naïveté" dans cette affaire. Bien qu'aucune charge ne pèse contre lui, sa présence dans ces documents soulève des interrogations sur son éthique. Cette situation a également eu des répercussions sur sa famille. Sa fille, Caroline Lang, a quitté son poste à la tête d'un syndicat de producteurs de cinéma en rapport avec des révélations sur une entreprise offshore fondée en 2016 avec Epstein.
Pourtant, certains observateurs estiment que cette convocation pourrait être l'occasion pour Lang de clarifier sa position et de dissiper les doutes qui pèsent sur son intégrité. Comme l’a souligné un expert en politique culturelle, "le poids de l’accusation publique peut parfois peser davantage que des preuves matérielles, et une transparence serait bénéfique". Les yeux de la France sont désormais rivés sur la rencontre de dimanche.
Avec AFP







