Les suspensions continuent de s'accumuler dans le périscolaire parisien. Depuis fin janvier, neuf animateurs ont été mis à l'écart en raison de soupçons de violences physiques et sexuelles au sein de l'école maternelle Saint-Dominique, située dans le 7e arrondissement de la capitale. Cette décision a été confirmée par la Ville de Paris et relayée par Mediapart.
Les animateurs, accusés de comportements inappropriés, ont été suspendus à titre conservatoire après la diffusion, le 29 janvier, d'une enquête de "Cash investigation" sur France 2, qui a révélé des images choquantes filées en caméra cachée. La municipalité a déclaré : "Suite au visionnage de ces images, plusieurs agents identifiés comme auteurs de comportements inappropriés ont immédiatement été suspendus. Des signalements supplémentaires émis par les parents ont été également pris en compte par la suite".
Les agents concernés œuvraient à l'école publique Saint-Dominique, dirigée par la maire Rachida Dati. Un autre animateur, en service à l’école Volontaires (15e arrondissement), avait également été suspendu après des plaintes liées à des cris adressés aux enfants.
Des parents d'élèves dénoncent des "pressions" politiques
Dans un communiqué, Rachida Dati, candidate LR et MoDem à la mairie de Paris, accompagnée d'une dizaine d'autres élus, a demandé à la Ville de Paris de "communiquer la liste précise et à jour des animateurs déplacés ou suspendus et le nombre de signalements en cours dans chaque école", à l’approche des vacances scolaires. Elle a insisté : "Aucune mesure significative n’a été mise en place afin de mesurer l’étendue des faits commis".
Parallèlement, certains parents d'élèves ont évoqué des tentatives de "pressions" de la part d'Emmanuelle Dauvergne, conseillère du 7e arrondissement, visant à leur déconseiller de parler d'une plainte pour des faits sexuels déposée en mai 2025. Rejointe par l'AFP, Dauvergne a réfuté tout acte de pression, tout en précisant qu'elle connaissait l'existence d'une plainte, mais pas la nature des accusations qui y figuraient. "Les animateurs ne relèvent pas de la mairie d'arrondissement, mais de la Caspe (circonscription des affaires scolaires et de la petite enfance)", a-t-elle souligné.







