Le chantier de la déviation de Beynac a subi un revers inattendu lorsque l'un de ses pontons s'est effondré dans la Dordogne, conséquence directe des récentes inondations. Initialement conçu pour faciliter les travaux de démolition suite à l'annulation judiciaire du premier projet, ce ponton s'est effondré sous l'effet des fortes crues qui achèvent de frapper la rivière.
La crue de la Dordogne a emporté l'une des estacades du chantier de déviation de Beynac. Ce ponton, alliant métal et béton sur le rive de Monrecour à Beynac, a cédé devant le courant tumultueux de la Dordogne, qui connait une montée des eaux depuis plusieurs jours. Avant cette déconvenue, il était destiné à soutenir la démolition des infrastructures restantes, après la décision judiciaire annulant le projet initial.
Plusieurs solutions étudiées pour dégager le ponton écroulé
Philippe D'Eaubonne, un fervent opposant au projet de déviation, affirme avoir signalé à plusieurs reprises la fragilité des structures. De son côté, le Conseil départemental de la Dordogne, gestionnaire de ces pontons, a déclaré le 17 février que la structure, désignée comme l'estacade du Pech, avait récemment été "renforcée dans le cadre des travaux de déconstruction en cours". Le département critique ce qu'il décrit comme "un acharnement des opposants".
Les autorités se penchent maintenant sur les mesures à prendre face à ce ponton effondré. Le Conseil départemental envisage plusieurs "solutions d'intervention" mais la prise de décision se fera en étroite collaboration avec le maître d'œuvre des travaux de démolition, ainsi qu'avec la préfecture, chargée de superviser les démarches de déconstruction. En outre, tous travaux effectués sur la rivière Dordogne nécessitent une autorisation des services de l'État. La prochaine phase de déconstruction est prévue pour l'été prochain, afin de préserver la faune et la flore de la région.







