"L'occitan est en danger, c'est l'Unesco qui le dit" affirme Sébastien Loesener, représentant de la fédération Calandreta de l'Hérault. Ce dernier, aux côtés de 21 autres associations, a formé le collectif Montpelhier l'occitana, visant à sensibiliser les candidats aux prochaines élections municipales. Ils proposent six initiatives destinées à intégrer la langue et la culture occitanes dans les programmes des élus.
Parmi les recommandations émises, la formation des employés municipaux à l'occitan se distingue. Cela permettrait aux personnels des bibliothèques, de l'office de tourisme, des crèches et écoles maternelles d'accueillir le public dans cette langue. Les membres du collectif soulignent également l'importance d'afficher l'occitan dans l'espace public. "Les noms des rues, par exemple, pourraient être traduits en occitan, tout comme les annonces des arrêts de tram", précise Sébastien Loesener. Des subventions pour les associations occitanes ainsi que la création d'une quatrième calandreta à Montpellier figurent également parmi les propositions prioritaires.
Un exemple de l'engagement pour l'occitan se trouve à la calandreta dau Chivalet, située dans le quartier de la Halle Tropisme. Les élèves de CM1 et CM2 s'apprêtent à présenter, en occitan, le jugement de Caramantran, prévu pour le 29 mars au Peyrou. Ce type d'initiative est essentiel pour préserver et valoriser la langue occitane au sein de la ville.







