Pour la première fois depuis 1947, le village d'Arancou se prépare à une élection municipale inédite. Le 15 mars prochain, deux listes, dirigées par d'anciens adjoints du maire Alexandre Bordes, se disputeront le premier tour. Ce dernier, âgé de 80 ans et à la tête de la commune depuis six mandats, ne se présentera pas cette fois-ci. La récente réforme électorale a également modifié les règles du vote, incitant certains à revendiquer une nouvelle manière de s'exprimer.
Arancou, pittoresque village situé dans le Pays charnégou, a vu sa population prospérer, passant de 92 habitants en 2006 à 250 aujourd'hui, selon les données de la mairie. Cette croissance démographique est accompagnée de nombreux projets immobiliers, consolidant l'essor du village. "Le futur maire devra être à l'écoute de la communauté et avoir une vision", déclare Alexandre Bordes, qui s'est toujours dévoué pour le développement harmonieux de sa commune.
La richesse d'Arancou réside aussi dans son potentiel touristique, grâce à sa carrière générant des emplois ainsi qu'à des sites historiques comme l'église du XIIIe siècle et la grotte néolithique, tous inscrits au patrimoine. À cela s'ajoute un gîte en lien avec le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, offrant des perspectives intéressantes pour le tourisme local, comme l'a rapporté Radio France.
Actuellement, la seule activité commerciale du village se concentre autour d'un bar-restaurant, l'Étape, redynamisé par la municipalité. Pour maintenir cette dynamique, le futur conseil devra donner la priorité à l’innovation et à l’ambition, tout en naviguant dans des contraintes budgétaires, comme l'indique le maire sortant.
Le 15 mars, la compétition électorale s'intensifiera. D'un côté, la liste "Notre village, notre avenir", portée par Véronique Pouyané, 3e adjointe, vise à réaliser des projets en cours tels que la rénovation de la salle polyvalente et à assurer une communication constante avec les habitants. De l'autre, Jérôme Dachary, l'actuel premier adjoint à la mairie, se positionne pour défendre ses idées, bien que ses déclarations n'aient pas été obtenues à ce jour.
La tension monte donc à Arancou, où l'enjeu dépasse la simple élection : il s'agit de l'avenir d'une commune en pleine mutation, prêt à accueillir de nouveaux défis et opportunités.







