Le Portugal, tout en conservant son attrait, pourrait voir disparaître son avantage fiscal pour les expatriés. Le Parti socialiste, actuellement au pouvoir, a présenté un amendement le 27 janvier dernier, visant à imposer les pensions des retraités européens.
Comprendre l'avantage fiscal
Depuis 2009, les étrangers s'établissant au Portugal bénéficient d'une exonération d'impôts durant une période de dix ans. Cependant, cette mesure s'accompagne de certaines conditions : ne pas avoir été résident dans le pays durant les cinq années précédant l'installation, passer au moins 183 jours par an sur le territoire ou posséder une résidence habituelle, et ne percevoir aucune pension de fonctionnaire. À l'origine, cet avantage visait à attirer des étrangers à fort pouvoir d'achat, dans un contexte économique difficile. D'après Le Parisien, environ 30 000 retraités profitent de cette mesure, dont près d'un tiers sont des Français.
Une réforme en perspective : pour qui ?
Avec la reprise de l'économie en 2020, le gouvernement portugais se trouve confronté à la difficulté de justifier une telle disparité de traitement entre résidents et étrangers. Ainsi, une proposition prévoit d'imposer les retraites à hauteur de 10%. Toutefois, cette refonte éventuelle s'adresserait uniquement aux nouveaux arrivants. Les retraités ayant quitté leur pays depuis 2009 et bénéficiant de l'exonération conserveraient leur statut jusqu'à l'échéance de dix ans.
Réflexions autour de l'imposition des retraités
Ce changement de réglementation pourrait marquer un tournant pour de nombreux retraités étrangers, principalement français, qui ont choisi de s'installer au Portugal. Les implications de cette loi sur leur pouvoir d'achat et leur choix de résidence méritent une attention particulière.







