Le nouveau cap de Renault, sous la direction de François Provost, est en train de se dessiner. En préparation de son plan stratégique qui sera exposé en mars, la direction prend des mesures pour réorienter l'avenir d'Ampère, filiale d'électrique auparavant mise en avant par Luca de Meo. Un premier entretien avec les syndicats a eu lieu récemment, confirmant l'accélération de ce retour en arrière.
Retour sous la tutelle directe de Renault
Bien qu'il avait promis une continuité, de nombreux observateurs estiment que François Provost indique un changement clair de direction. La principale mesure concerne le démantèlement d'Ampère, dédiée à la mobilité électrique. Initialement, Luca de Meo envisageait une introduction en Bourse de cette entité, un projet finalement abandonné début 2024 à cause d'un manque d'intérêt des investisseurs et d'une valorisation jugée insuffisante, comme l'a rapporté Nissan.
À la fin de l'année précédente, les équipes d'Ampère et de Renault avaient déjà été fusionnées, et de nouvelles décisions envisagent de ramener les sites de production du nord, tels que Maubeuge et Douai, sous le contrôle de Renault.
"Cette unité va continuer d'exister et de juin, elle sera intégrée dans notre structure d'ingénierie afin d'améliorer notre expertise, tout en restant liée à l'ensemble des activités de Renault", a déclaré Fabrice Cambolive, responsable de la croissance, sur BFM Business.
Réduction des ambitions sur l'électrique
Les syndicats devraient obtenir des éclaircissements sur l'avenir d'Ampère 2.0. Dans les usines, le climat a changé et l'énergie électrique, notamment après un récent revirement de Bruxelles sur les véhicules thermiques, ne bénéficie plus d'une cote aussi élevée. Il se pourrait que l'usine de Maubeuge, projetée pour se transformer en site totalement électrique, soit finalement amenée à maintenir une production thermique. Le site Cléon, qui devait devenir exclusivement dédié aux moteurs électriques, va débuter la fabrication de drones pour l'armée française.







