Une vidéo récemment dévoilée enrichit l'enquête sur l'incendie dévastateur survenu à Crans-Montana, révélant le moment exact où la mousse acoustique a pris feu. Ce nouvel enregistrement risque d'apporter des réponses, mais il soulève également de nombreuses inquiétudes.
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Cette vidéo marque un tournant puisqu'elle montre clairement le départ des flammes. Au contact d'une bouteille de champagne, entourée d'une bougie allumée, la mousse acoustique suspendue au plafond du bar Constellation s'enflamme brusquement. Une serveuse, portée par un collègue, semble inconsciente du danger, alors que le feu se propage en quelques secondes, précipitant le drame dans ce lieu prisé.
Lors d'une audition, Jessica Moretti, la gérante du bar, a été questionnée sur l'utilisation des bougies : "J'ai consulté le mode d'emploi et je pensais pouvoir les utiliser en toute sécurité. Je ne me souviens pas d'une recommandation sur une distance de sécurité..." a-t-elle déclaré le 12 février.
Des doutes persistants sur la mousse acoustique
À la suite de l'incendie, plusieurs interrogations sur la mousse acoustique ont émergé. Était-elle installée correctement au plafond ? Quinzième jours avant la tragédie, des images révélées par un autre membre du personnel montrent des panneaux qui se détachent progressivement. D'autres employés tentaient désespérément de les fixer avec des moyens inadaptés. En outre, la qualité de la mousse choisie par les propriétaires est remise en question. Jacques Moretti a précisé l'avoir acquise sur les conseils d'un professionnel.
"Il s'est rendu dans un magasin spécialisé et a informé le vendeur sur l'usage prévu. C'est cette mousse qui lui a été recommandée", a expliqué Maître Nicola Meier, l'avocat de Jessica Moretti. Toutefois, ces justifications ont été jugées insatisfaisantes par les avocats des victimes, qui ont exprimé leur désarroi : "Comment a-t-on pu approuver l'installation d'un produit aussi dangereux dans un lieu public comme le Constellation ? C'est traumatisant pour les familles des victimes", a déploré Me Romain Jordan, avocat des parties civiles.
L'enquête est toujours en cours et met en lumière un manque alarmant de contrôles de sécurité incendie au sein de l'établissement au cours des dix dernières années. Les autorités et les experts continuent d'exiger des réponses sur cette tragédie, qui pourrait avoir été évitée avec des mesures appropriées.







