Dans la nuit de jeudi à vendredi, le port ukrainien d’Izmaïl, implanté sur le Danube, a fait l’objet d’une attaque terroriste par drones, causant des dommages significatifs aux infrastructures portuaires et ferroviaires. Heureusement, aucune victime n’est à déplorer, selon les déclarations des autorités ukrainiennes et roumaines.
Une intensification des attaques
Situé à l’extrémité sud-ouest de l’Ukraine, près de la frontière roumaine, le port d'Izmaïl est devenu crucial pour la logistique du pays durant le conflit avec la Russie. Les bombardements russes se multiplient, rendant cette zone particulièrement vulnérable. L’attaque récente a engendré des incendies, rapidement maîtrisés grâce à l’intervention des services d’urgence.
Des bâtiments administratifs et des infrastructures ferroviaires ont subi des dommages notables, comme l'a reporté le ministère ukrainien du Développement des communautés et des territoires. Ce dernier a averti sur Telegram : "Les frappes sur les infrastructures portuaires continuent d’augmenter depuis plusieurs jours".
D'après les sources militaires ukrainiennes, entre jeudi 15h00 GMT et vendredi matin, la Russie a lancé un missile balistique et 172 drones sur l’Ukraine. Bien que les unités de défense aérienne aient abattu un nombre significatif d’engins, au total, 20 drones ont atteint huit cibles, provoquant des dégâts supplémentaires.
Le gouverneur de la région d'Odessa a déclaré que plusieurs bâtiments résidentiels avaient également été touchés. D’ailleurs, le ministère roumain de la Défense a confirmé qu’un drone a pénétré dans son espace aérien lors de cette offensive nocturne. Ces attaques réitérées exacerbent les tensions et mettent à mal la résilience du pays dans un conflit qui s'éternise. Selon des experts en sécurité, cette escalade pourrait entraîner des conséquences encore plus graves pour la région.







