Laurent Nuñez, le ministre de l'Intérieur, a annoncé la reprise des expulsions d'Algériens en situation irrégulière en France, après une pause due à des tensions diplomatiques entre Paris et Alger. Dans une déclaration à CNews-Europe 1, il a souligné que depuis son voyage à Alger en février, la collaboration avec les autorités algériennes s'est intensifiée.
« Nous avons délivré 120 laissez-passer depuis ce voyage, et à ce jour, plus de 140 expulsions ont été effectuées », a déclaré Nuñez, ajoutant que cet effort pourrait être renforcé. Il a évoqué l'importance d'instaurer des « vols groupés » pour expulser plusieurs ressortissants algériens en même temps, facilitant ainsi le processus.
Selon des statistiques fournies par le ministère, il y a actuellement un peu plus de 700 Algériens dans les centres de rétention administrative en France, représentant environ 30 à 40 % de la capacité totale. Ce retour à une politique d'expulsions marquerait un tournant après une période de stagnation, comme l'a souligné la Cimade, une association engagée dans la défense des droits des migrants.
Les relations entre la France et l'Algérie avaient été mises à mal à partir de l'été 2024, rendant la coopération dans ce domaine délicate. Cependant, avec l'arrivée de Laurent Nuñez au ministère, un nouveau souffle semble se dessiner. Il a clairement exprimé sa volonté de poursuivre le dialogue avec Alger, en quête de solutions durables pour gérer les flux migratoires.
La situation des Algériens en France et la manière dont les expulsions sont gérées restent un sujet complexe et sensible. Des experts en droit des étrangers et des responsables associatifs appellent à un équilibre entre sécurité et humanité dans le traitement des migrants, soulignant l'importance de respecter les droits fondamentaux lors de ces procédures d'expulsion.







