Ce jeudi, l'ouverture du nouveau magasin Normal a été marquée par l'arrivée de centaines de personnes à la Galerie commerciale de Chauray, en difficulté depuis la fermeture du Géant Casino en automne 2024. Cette inauguration marque peut-être le début d'une nouvelle ère pour la société Mercialys, qui possède la Galerie. Après une année de négociations, un premier magasin a ouvert à la place du magasin disparu en septembre 2024, attirant une centaine de clients dès 9h30, avec un parking plein.
Cela fait très longtemps que nous n'avons pas vu autant de monde, a confié une commerçante historique de la Galerie. Pourvu que cette attractivité se maintienne et attire de nouveaux clients, a-t-elle ajouté, espérant une amélioration après près de deux ans d'absence de fréquentation.
En fin de journée, Stéphane Girard, directeur des opérations de Mercialys, a annoncé une hausse de 106% de la fréquentation par rapport au même jour l'an dernier, ajoutant : Cela ne fait que commencer, en référence aux prochaines ouvertures prévues avec New Yorker, Monki et Lidl.
Un bras de fer juridique et politique
Cependant, l'arrivée du magasin n'est pas sans controverse. Le maire de Chauray, Claude Boisson, soutient la redynamisation de la Galerie, affirmant : Les Chauraisiens méritent de faire leurs courses près de chez eux. Depuis la fermeture du Géant, ils doivent se rendre à Echiré ou à Niort, et il n'y a pas beaucoup de commerces proches. Boisson regrette que le préfet, engagé dans un bras de fer pour préserver les centres urbains, n'ait pas tenté de rassembler tous les acteurs autour d'une table.
De son côté, le préfet des Deux-Sèvres, Simon Fetet, a exprimé ses doutes concernant l'ouverture du magasin, mentionnant qu’elle était irrégulière en raison de l'absence d'une demande d'autorisation d'exploitation commerciale. Stéphane Girard réitère cependant que toutes les autorisations nécessaires ont été obtenues et se montre optimiste quant aux futures ouvertures.
L'enjeu se joue donc non seulement sur l'attractivité locale, mais également sur les répercussions sur le commerce de proximité. Ainsi, le maire de Niort, Jérôme Baloge, ne voit pas d'un bon œil l'arrivée de ces nouvelles enseignes, craignant pour la pérennité des commerces existants. Ce qui se crée à un endroit peut détruire ailleurs, avertit-il.







