Le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis s'apprêtaient à signer un accord avec l'Iran afin de mettre un terme aux conflits au Moyen-Orient. Cette annonce fait écho à des semaines de tensions croissantes entre Téhéran, Washington et Israël, sans toutefois avoir reçu de confirmation de la part des autorités iraniennes.
Suite à une série d'attaques réciproques, tant de la République islamique que des forces américaines et israéliennes, les deux parties affirment avoir fait des progrès significatifs vers un compromis. Cependant, les informations divulguées laissent entendre que des divergences subsistent, surtout concernant les détails techniques qui doivent encore être discutés.
Shehbaz Sharif, le Premier ministre pakistanais qui joue un rôle de médiateur dans ce dossier, a exprimé son espoir d'une "finalisation" rapide de l'accord, qualifiant la signature de "prochaine". Néanmoins, il n'a pas précisé si celle-ci aura lieu le dimanche comme l'affirme Trump, qui célèbre en outre son 80ème anniversaire ce jour-là.
Trump a indiqué sur Truth Social que, si l'accord était signé, le détroit d'Ormuz serait "ouvert à tous" et que les Iraniens semblaient vouloir abandonner leurs ambitions nucléaires. Cependant, la diplomatie iranienne a nuancé ces propos, parlant d'un éventuel accord dans les jours à venir sans mentionner de date précise.
Le climat interne en Iran est tendu, plusieurs dirigeants conservateurs s'étant opposés à certaines concessions. Des manifestations ont eu lieu, illustrant le mécontentement populaire face aux négociations.
Sous pression pour mettre fin à un conflit contesté, Trump doit également se préparer à rencontrer des leaders mondiaux au G7 en France, où la guerre au Moyen-Orient sera le sujet central. Le conflit a causé une crise humanitaire, avec des milliers de morts, et a impacté gravement l'économie mondiale.
Depuis l'instauration d'un cessez-le-feu en avril, des tentatives ont été faites pour parvenir à un accord, bien que des blocages subsistent concernant des questions clés comme le programme nucléaire de l'Iran, le contrôle du détroit d'Ormuz et la levée des sanctions.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a fait état d'une proposition qui pourrait voir levée le blocus américain des ports iraniens et une révision de la gestion du détroit d'Ormuz, un axe vital pour le commerce mondial. De son côté, l'agence Mehr a divulgué une ébauche de protocole comportant 14 conditions, dont le droit à l'enrichissement d'uranium et la libération de 24 milliards de dollars de fonds gelés à l'étranger, ce qui est crucial pour l'économie iranienne.
Trump a affirmé que les Iraniens n'aspiraient plus à se doter d'un arsenal nucléaire, bien que la négociation autour de l'enrichissement reste délicate. Selon certains experts, diluer le stock d'uranium enrichi à 60% pourrait réduire les risques d'un programme nucléaire militaire.
La situation au Liban, où le Hezbollah est directement impliqué dans le conflit, demeure également préoccupante. Les frappes israéliennes continuent de faire de lourdes pertes, avec plus de 3,700 décès recensés depuis le début des hostilités. Les implications de cette guerre au Liban et la réaction israélienne constituent un enjeu majeur dans les négociations en cours.







