La parole de Bertrand Chamoulaud, directeur du renseignement territorial, est une denrée rare. À l'approche du G7 qui débute ce lundi à Évian, il a partagé avec Franceinfo ses préoccupations concernant les manifestations qui pourraient être marquées par des violences ou des dégradations, notamment en vertu de la présence de l'ancien président américain Donald Trump. Chamoulaud évoque un regain d'antimilitarisme parmi certains groupes activistes.
"C'est un événement symbolique, offrant une vitrine aux activistes pour faire entendre leur voix", a-t-il précisé le 14 juin. Avec plus de 3 000 agents mobilisés à travers le territoire, le renseignement territorial prendra une part prépondérante dans la sécurisation de cet événement sous haute surveillance. Les souvenirs des émeutes de 2003 à Évian, lors du précédent G8, demeurent vifs à Genève, où une manifestation est prévue dès dimanche après-midi.
Selon le sociologue et spécialiste des mouvements sociaux, Jérôme Fourquet, ces rassemblements s’inscrivent dans une tradition contestataire. "Le G7 est perçu par certains comme l’incarnation du capitalisme mondialisé, ce qui attise les frustrations", dit-il. Alors que la sécurité des dirigeants internationaux est en jeu, le directeur du renseignement met en avant que les équipes sont préparées à tout éventualité.
Les enjeux de sécurité ne se limitent pas à la protection physique des lieux, mais englobent aussi la gestion de la communication et l'anticipation des réactions publiques. Chamoulaud conclut que la situation sera à surveiller de près, chaque mouvement étant enregistré et analysé pour anticiper les possibles débordements.







